En cas d’échec de leur entreprise, 2 entrepreneurs sur 3 sont prêts à recommencer   

D’un sondage sur le thème "Les entrepreneurs et l’échec de leur société" (1) réalisé par Legalstart et Opinion Way, il ressort qu’en cas d’échec, 61% des dirigeants interrogés envisageraient de tenter à nouveau l’expérience.

- Expert en entrepreneuriat, André Letowski synthétise les résultats de cette étude dans sa Note mensuelle d’analyse de juillet 2017. *



61% des entrepreneurs envisagent de tenter à nouveau l’expérience en cas d’échec, selon un sondage que viennent de publier Legalstart et Opinion Way (1)

Photo LibreA la question « Si votre société ne fonctionnait plus et que vous étiez obligé de la fermer, envisageriez-vous d’en créer une nouvelle ? », 61% répondent oui (dont 29% certainement) et 36% non (dont 13% certainement pas).

Le oui est conditionné à l’âge (75% les moins de 35 ans, 59-65% les 35-64 ans, et 42% les 50 ans et plus), mais aussi au sexe (hommes 64%, femmes 53%) et au fait qu’ils soient créateurs de leur entreprise (68% vs 52).

On notera que le décalage « des plus accro » est plus modeste en ce qui concerne l’âge (29-33% pour les moins de 24 ans, vs 24 pour les 65 ans et plus).

En cas de fermeture de leur entreprise, 79% des entrepreneurs interrogés estiment qu’ils garderont la confiance de leurs proches (30% certainement), 63% celle de leurs clients (14% certainement), 45% celle de leurs fournisseurs (9% certainement), 16% des banques (3% certainement, 32% certainement pas) ; garder certainement la confiance demeure nettement minoritaire ; les caractéristiques du dirigeant influent peu sur les résultats.

Et même, 68% des sondés se disent favorables à envisager de s’associer avec un entrepreneur qui a dû fermer sa société ; c’est plus souvent le fait des hommes (70 vs 61% pour les femmes), des moins de 35 ans (74%), des créateurs de leur entreprise (74% vs 61), des services aux entreprises (75%).

Quels sont les principaux facteurs identifiés comme étant à l’origine de l’échec ?

- D’abord un problème de financement (39% répondent "ne pas trouver les financements à des moments cruciaux du développement", 35% une mauvaise gestion de la trésorerie)

Les enjeux du développement (37% le fait de développer un service ou un produit qui ne répond pas au besoin du marché, 10% une croissance trop rapide, non maîtrisée)

– Les ressources humaines (26% se tromper dans le choix de ses associés, 20% ne pas arriver à recruter les bonnes personnes)

 L’administratif (28% l’énergie dépensée et le temps passé sur les problématiques administratives)

-  L’engagement personnel du dirigeant (15% disent "ne pas être suffisamment investi, ne pas accorder suffisamment de temps à son projet").

# Source et méthodologie : " Les entrepreneurs et l’échec de leur société", Legalstart/Opinion Way, juillet 2017.

- Échantillon composé de 1018 entrepreneurs et dirigeants d’entreprise issu de la base de 50 000 personnes inscrites sur la plateforme Legalstart.fr, interrogé par questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI entre le 21 et 29 mars 2017. Profil : 79% sont des hommes ; 19% ont moins de 35 ans, 29% de 35 à 49 ans, 36% de 50 à 64 ans et 16% 65 ans et plus ; 63% sont dans des villes de plus de 100 000 habitants et 27% dans des communes de moins de 20 000 habitants ; 64% sont dans les services (dont 49% les services aux entreprises) ; 55% sont en société.  

- * Plus d’infos sur André Letowski - Note d’analyse - Juillet 2017

>>> Lire aussi notre article Rebondir après un échec : c’est possible !