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Service Civil Volontaire : un vrai succès !
 

750 000 heures de volontariat sont effectuées chaque année par des jeunes de 18 à 25 ans en quête d’insertion et d’emploi. Et cela depuis 1994, date de la création de l’association Unis Cité, qui a su devancer l’appel et entraîner dans son sillage les actions de mécénat de nombreuses entreprises.

Service Civil Volontaire : Unis Cité montre la voie

Par Gérard Negreanu et Denise Parisse

Nous sommes en 1994. La décision de mettre fin au service militaire obligatoire est en gestation, mais le futur président Chirac parle déjà de « compensation » avec la création d’un service civil « volontaire » ... ce n’est encore qu’une idée ! Parallèlement, trois jeunes filles : une américaine de vingt trois ans, Marie Trellu, diplômée de l’université de Yale, Julie Chenot et Anne-Claire Pache, alors étudiantes à l’Essec rêvent d’importer en France le concept de service civil volontaire créé par l’association américaine City Year. Prototype qui servira au président Clinton pour lancer en 1993 Americorps, le Service Civil Américain. Il suffit de suivre l’exemple.

Sitôt dit, sitôt fait. L’expérience démarre en Ile de France, relayée immédiatement par le monde politique, associatif et même quelques entreprises qui voient dans cette idée une formidable possibilité de se réconcilier avec une certaine jeunesse désorientée. Et une façon de pallier au vide laissé par l’Education Nationale entre l’école et les entreprises et à celui créé par la disparition du service militaire qui entretenait aussi un pont social avant l’âge adulte.

L’association Unis Cité est née et anticipe ainsi le lancement du Service Civil Volontaire…qui va suivre très vite. Le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative de l’époque, Jean François Lamour reconnaît le « volontariat associatif » et met en place un cadre juridique pour ces jeunes citoyens (de 18 à 25 ans) désireux de consacrer un temps de leur vie à une cause soutenue par une association. Ils auront un salaire, une couverture sociale et bénéficieront de cotisations pour leur retraite. Pour cela le Gouvernement met en place tout un dispositif, avec l’affectation de fonds publics permettant de rémunérer à hauteur de 870 euros par mois chaque jeune volontaire, la création de l’Agence Nationale pour l’égalité des chances chargée de gérer ce Service Civil Volontaire et…la reconnaissance d’Unis Cité comme modèle et expert.

Après une première lecture en octobre 2009 devant le Sénat, la nouvelle loi sur le Service Civil Volontaire vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale. Les décrets d’application devant être publiés d’ici à juillet prochain.

Appel au « volontariat »

Depuis 1995, on compte déjà 4 600 jeunes volontaires passés par Unis Cité, et l’association est aujourd’hui présente dans dix régions. Pour exemple, l’exercice 2009-2010 a engagé 900 volontaires, encadrés pour toutes leurs démarches par la centaine de salariés permanents d’Unis cité. L’action de l’association se déroule sur une période de neuf mois et le coût d’un stagiaire pour Unis Cité est d’environ 12 500 euros, charges comprises. L’Etat prend à son compte environ 65%, les collectivités locales 20% et les entreprises et fondations, partenaires d’Unis Cité, quelque 15%.
A cela s’ajoute les frais d’encadrement sur le terrain, les frais d’accompagnement citoyens et professionnels, les dépenses liées à la communication et au recrutement des volontaires et les frais administratifs et de gestion. Un budget important géré au plus près car Unis Cité souhaite préserver son autonomie vis-à-vis des Pouvoirs Publics, principaux bailleurs de fonds.

Appel au « partenariat »

Et pour cela pas de miracle ! Il faut faire appel au privé et donc essentiellement aux entreprises qui peuvent intégrer leurs dons dans leur politique de mécénat. Aujourd’hui, ce sont près de vingt grandes entreprises qui participent au financement des stagiaires. A titre d’exemple, on retrouve les grands noms de l’industrie et des services, tels Vinci, Timberland, Lagardère, la SNCF, Véolia, la Macif, EDF, Placoplatre, Bouygues Immobilier, SFR, Auchan, Adecco, Gaz de France, L’Oréal et bien d’autres. Si la présence des PME est encore assez modeste au sein des partenaires d’Unis Cité, la régionalisation de l’association (une présence dans 26 des grandes agglomérations du territoire), devraient lui permettre d’améliorer sa proximité avec le tissu économique local et donc son « carnet » de partenaires.

Formation et tremplin vers un job

Après neuf jours de formation, chaque volontaire est intégré dans une équipe de huit jeunes de toutes origines (et sexes) et mène quatre à cinq projets d’intérêt général sur des thèmes d’éducation, d’environnement, de relations avec les générations…Et, en prime, ce qu’Unis Cité appelle, « la préparation au projet d’avenir » c’est-à-dire un suivi individuel composé d’un parrainage et d’un bilan personnel. Riche de cette expérience un jeune volontaire se sentira peut être plus sûr de lui pour affronter la vie professionnelle. Chantal Monvois, déléguée générale de la Fondation Vinci (qui ne lésine pas sur les aides financières, avec plus de 600 000 euros investis depuis les premiers pas d’Unis Cité), en parle en ces mots « C’est une bonne cause, avec une vraie vocation de citoyenneté. Ce n’est pas l’école, ce n’est pas l’armée, c’est autre chose »...
En tous les cas, c’est pour un nombre croissant de stagiaires, un vrai travail à la clé.

Gérard Negreanu et Denise Parisse

Plus d’infos sur le site d’ Unis Cité

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