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ENTREPRENEURS
Sandra Le Grand :
« La croissance d’une entreprise dépend d’abord de la volonté de son dirigeant »
Propos recueillis par Jacques Gautrand pour L’EXPRESS
 

Vice-présidente du mouvement patronal CroissancePlus, Sandra Le Grand a bâti en quinze ans un groupe de services aux entreprises, Kalidea, qui emploie aujourd’hui 200 collaborateurs et affiche 70 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle livre sa vision de l’entrepreneur de croissance. Extraits de son interview publiée par L’Express dans son numéro spécial Hors-série L’Entreprise d’octobre-novembre 2015.

Sandra Le Grand, vice-présidente de CroissancePlus* :

Sandra Le Grand
« La croissance d’une entreprise dépend d’abord de la volonté de son dirigeant »

Toute entreprise a-t-elle vocation à grandir ?

- Sandra Le Grand : C’est d’abord la décision du chef d’entreprise. Cela dépend de son ambition et de sa volonté. Certains entrepreneurs n’ont pas envie d’embaucher ; ils veulent simplement travailler en free-lance, être indépendant, exercer en libéral … Leur démarche est tout à fait légitime.
Et puis, il y a ceux qui ont l’ambition de faire de leur entreprise un leader sur le marché national et/ou international. Dans ce cas, il faut s’en donner les moyens financiers, humains et stratégiques, sans quoi ça ne marchera pas !

Est-ce plus difficile pour une femme dirigeante de faire croître son entreprise ?

- Sandra Le Grand : Je ne le crois pas. Les femmes chefs d’entreprise ont beaucoup d’atouts mais leur principal frein est culturel : elles ont un rapport au risque différent de celui des hommes. Un dirigeant masculin, même s’il n’a pas toutes les cartes en main, aura moins peur de foncer. Alors que nous les femmes, avons besoin de cocher toutes les cases pour nous rassurer sur nos chances de réussite avant de nous lancer …
Nous nous comportons en « bonnes élèves » de la classe ! D’ailleurs, nos entreprises sont généralement plutôt bien gérées. Les femmes doivent donc faire des progrès en matière d’ambition et se désinhiber sur ce sujet. L’ambition, ça se travaille ! Il ne faut pas avoir peur d’aller chercher des financements et de faire de la croissance externe. Quand j’ai créé Canalce (devenu Kalidea), j’ai pris l’initiative de rencontrer soixante-dix business-angels que je ne connaissais pas, et puis j’ai réalisé une dizaine d’acquisitions pour me développer. La croissance est dans l’ADN de mon entreprise.

Les femmes doivent aussi accepter de passer du temps dans les réseaux sans culpabiliser… La culpabilité est un obstacle. Il faut s’organiser, déléguer davantage, s’entourer. C’est primordial ! Le soutien du conjoint est aussi très important.

Quels sont les obstacles qui limitent la croissance de nos entreprises ?

- Sandra Le Grand : En France, on souffre d’abord d’une aversion à la prise de risques. On devrait davantage s’inspirer des entrepreneurs qui réussissent, qui sont heureux dans ce qu’ils font. Cette inspiration, on peut la trouver dans des réseaux comme CroissancePlus, Réseau Entreprendre, 100 000 Entrepreneurs etc.., et lors des Trophées qui récompensent des parcours d’entrepreneurs. (...)

Les investisseurs en capital ne s’engagent que pour des périodes très courtes de cinq à six ans : nous avons pourtant besoin d’un capital plus « patient », qui donne la chance à chaque projet de trouver son marché.

Les banques françaises hésitent parfois à financer des projets ambitieux, surtout s’ils ne sont pas rapidement rentables. Elles devraient sortir de leur grille d’analyse du risque strictement comptable pour adopter une vision globale de l’entreprise, de son marché, de ses perspectives ; être davantage dans une attitude partenariale à l’égard des entreprises. (...)

Notre droit du travail est (aussi) très complexe. L’entrepreneur devrait avoir auprès de lui en permanence deux ou trois spécialistes pour s’y retrouver dans les subtilités des lois et pour connaître toutes ses obligations. Arrêtons l’inflation législative et l’instabilité réglementaire ! (...) Les décideurs politiques continuent pourtant de complexifier notre environnement... (...)

- Lire le texte complet de l’interview de Sandra Le Grand sur le site de L’EXPRESS/L’ENTREPRISE L'EXPRESS

* Sandra Le Grand, son parcours :
Après onze années passées chez Coca Cola où elle occupe différents postes de management, Sandra Le Grand se lance en juillet 2000, à 34 ans, dans un projet novateur et ambitieux en créant Canalce.com, premier site dédié aux Comités d’entreprise (CE), s’appuyant sur plus de 500 partenaires (billetterie, cinéma, spectacles, loisirs, achats au quotidien, voyages, chèques cadeaux …).
Depuis 2010, fort de son savoir-faire, Canalce rebaptisé Kalidea, s’est transformé en un groupe diversifié de services auprès de 6000 entreprises abonnées.

Passionnée d’entrepreneuriat, cette mère de famille soutient la création d’entreprises et l’esprit d’entreprendre en participant à différents mouvements et initiatives. Vice-présidente de l’association patronale CroissancePlus depuis 2011, elle est engagée auprès de nombreuses organisations : Jury 92 Entreprendre, HEC Entrepreneur, mouvement Ethic, Terra Femina ,Vox Femina, Women Equity for Growth , marraine de la promo 2009 d’Advancia Negocia, marraine de "100 000 Entrepreneurs", marraine du prix CréAcc organisé par l’APCE et l’Ordre des experts-comptables, marraine du prix de l’Entrepreneuse et Mompreneur 2010, ambassadrice pour la France au G20 YES à Nice en 2011, Trophée "Femme en Or" 2012 dans la catégorie Entreprise, Prix Trofémina 2013 dans la catégorie Business...

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