Des livres & des auteurs
« L’Empire du mail » de Jean Grimaldi d’Esdra (éditions Librinova)

« Au commencement était le mail » semble être la nouvelle règle de fonctionnement des managers. S’il (...)

Lire la suite 
Agenda
Du lundi 9 octobre 2017 au 22 octobre 2017
Entreprendre en franchise, pourquoi pas vous ?
 
Lire la suite 
Nos partenaires
 
A méditer...
Recevoir la newsletter
 
Flux RSS
http://lentreprise.lexpress.fr/creation-entreprise/franchise/
Accueil - Idées & perspectives
 
Organisation du travail
Hyacinthe Dubreuil (1883-1971), l’inspirateur méconnu de "l’entreprise libérée"
Par Jean-Pierre Schmitt*
 

Ouvrier métallo, syndicaliste, essayiste prolifique, membre de l’Institut... Hyacinthe Dubreuil est le père spirituel de l’essor des entreprises dites « libérées », une innovation managériale qui fait des adeptes. Cet homme au parcours peu banal est quasiment tombé dans l’oubli aujourd’hui. Et pourtant ses réflexions peu orthodoxes sur l’organisation du travail, sur la relation salarié-patron, nourries de sa propre expérience ouvrière, paraissent toujours d’actualité. Un colloque lui a rendu hommage, fin 2016, à l’ESCP Europe. Jean-Pierre Schmitt, professeur honoraire au CNAM, qui a contribué à ce colloque, nous présente le parcours et la pensée de Hyacinthe Dubreuil.

Modernité de la pensée de Hyacinthe Dubreuil (1883-1971)

Par Jean-Pierre Schmitt*

C’est à l’âge de quarante ans, en 1923, que Hyacinthe Dubreuil voit paraître son premier ouvrage « La République Industrielle ». Ce sera le premier livre suivi d’une vingtaine, dont le dernier, écrit peu avant sa mort en 1971, porte le beau titre de « J’ai fini ma journée ».

Hyacinthe Dubreuil Né en en Normandie en 1883, Hyacinthe Dubreuil qui a débuté comme apprenti métallurgiste à l’âge de quatorze ans, devient en 1914 secrétaire général de l’Union des ouvriers mécanicien de la Seine (CGT).

De 1927 à 1929, il se rend aux Etats-Unis où il travaille dans une usine de la General Motors à Syracuse, puis chez White Co à Cleveland, et enfin chez Ford à Detroit.

Quatre ans avant sa mort en 1971, il est nommé membre correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques...

De son vivant, Hyacinthe Dubreuil n’était pas vraiment un inconnu. il a notamment correspondu avec le Général de Gaulle (lettre du 31 janvier 1969) qui l’a consulté à propos de sa loi sur la participation, et avec le président américain Franklin D. Roosevelt.

Il a préfacé un ouvrage de Paul Claudel. Son premier ouvrage, publié en 1923, est préfacé par Charles Gide, professeur au Collège de France.

Il fut aussi délégué de la France au Bureau international du travail (BIT).

Pendant la première guerre mondiale, il travaille avec Albert Thomas pour organiser la production des armements. Il est décoré de la légion d’honneur.

Hyacinthe Dubreuil n’est donc pas un inconnu, mais, selon une boutade parue dans la Revue française de gestion de juillet-août 1977 : « Il est né trop tôt et pas aux USA »...

Accusé d’être « vendu aux patrons »...

C’est pour prendre la mesure de ce qu’est le taylorisme et étudier l’organisation du travail industriel que Hyacinthe Dubreuil traverse l’Atlantique et séjourne aux États-Unis de 1927 à 1929 où il travaille en usine.

Il en tirera la matière de deux ouvrages, « Standards » (1) et « Nouveaux Standards » (2). « Standards » est sous-titré « Le travail américain vu par un ouvrier français ». Hyacinthe Dubreuil explique qu’il a fait ce voyage d’étude dans « la tradition du tour de France » (des compagnons)

L’ex-syndicaliste de la CGT ne manque pas de s’attirer des critiques pour s’être immergé au pays du capitalisme triomphant. A ce sujet, il écrit dans « J’ai fini ma journée » son dernier ouvrage paru en 1971 : « Je fus alors attaqué par cette presse particulière, où l’on affiche un si grand amour des travailleurs. J’étais « vendu aux patrons » qui devaient m’avoir payé pour exposer une situation fausse, ou même avaient eux-mêmes rédigé mon livre, où je n’avais eu qu’à mettre mon nom. Le témoignage que j’apportais sur la vie ouvrière en Amérique causait donc un certain embarras chez nos gens avancés. Mais leurs attaques durèrent peu, car on s’aperçut sans doute qu’il était maladroit d’attirer l’attention sur mon livre. Il valait mieux se taire et un silence total s’établit.  »

Sa pensée, ses messages

Dans la vingtaine d’ouvrages qu’il a publiés, Hyacinthe Dubreuil ne se contente pas de constater les « méfaits » du salariat, mais il en tire aussi des recommandations.

Selon lui, il existe un enchaînement vertueux : l’homme, l’équipe, l’entreprise, la Nation. Cet enchaînement prend appui sur le travail. Car l’ouvrier est aussi un citoyen.

La personne doit retrouver sa dignité et être respectée, en étant reconnue d’abord dans et par son métier.

L’autonomie libère la personne : il faut lui faire confiance dans la maîtrise de son travail :

« Notre devoir est de rechercher patiemment les moyens de transformer le travail au point qu’il devienne par son attrait un but de la vie, au lieu d’être seulement comme aujourd’hui un triste moyen de vivre ; de comprendre ainsi qu’il est « absurde » de séparer le bonheur de la fonction. »

Dans cette perspective, Hyacinthe Dubreuil propose trois domaines de progrès :

-  le salaire ouvrier,
-  le commandement,
-  l’organisation de l’entreprise.

Examinons plus en détail ces trois volets de sa réflexion.

- 1 - Le salaire ouvrier

Pour Hyacinthe Dubreuil, le salaire versé à l’ouvrier est injuste sous deux aspects : il n’est pas le juste prix de la production réalisée et son montant est limité.

En premier lieu, le salaire rétribue l’ouvrier pour qu’il puisse satisfaire ses besoins, en particulier lui fournir sa ration alimentaire et non pas en fonction de la valeur de sa production. L’ouvrier ne peut pas faire entendre sa voix auprès du patron pour obtenir un juste prix de sa production :

« Nous avons même l’audace de penser que le monde des balayeurs rend un service social dont la valeur dépasse celle de la nourriture dont il a besoin ! »

Pour faire disparaître le salaire-ration il faut que les ouvriers reçoivent le prix intégral d’une production dont la valeur aura été librement débattue au préalable.

S’ils vendaient leur travail au lieu de louer simplement leur personne et leur temps, les ouvriers ne seraient plus des salariés c’est-à-dire des êtres passifs, mais ils deviendraient des entre preneurs . ( in « L’équipe et le ballon », Flammarion, Le Portulan, Paris, 1948)

Mais alors, « Pour que le maximum de justice règne automatiquement dans les rapports de travail, il faut que les ouvriers soient placés pour discuter dans les conditions d’égalité totale avec les clients qui achètent la main-d’œuvre, c’est à dire les patrons. »

En second lieu, «  le salaire est limité, alors que l’ouvrier contemple les possibilités de gain illimité du monde des affaires et constate qu’il n’y a personne qui conteste à tel mercanti de réaliser 100% de bénéfice sur sa marchandise. Ne comprend-il pas qu’il est le seul dans la société que l’on tienne dans cette tutelle infamie ? »

Dès lors, pour échapper à la limitation du montant du salaire, pourquoi ne pas faire participer l’ouvrier aux bénéfices ? C’est ce que pense l’ancien syndicaliste CGT Une fois effectuée la rémunération des trois éléments de la production – « en attribuant au capital un intérêt régulier conforme, par exemple, à l’intérêt légal ordinaire - il doit rester une marge de bénéfice qui, dans le système actuel, reste tout entière entre les mains du patron ou du capitaliste.

Dans un système où la voix du travail recevrait enfin un moyen régulier de se faire entendre… ce salaire pourrait évoluer normalement vers une véritable, loyale et complète participation aux bénéfices.

« Ce bénéfice devrait alors faire l’objet d’un nouveau partage entre les trois éléments en présence, d’après un prorata à déterminer, et donnant tout d’abord aux divers membres du personnel un supplément proportionnel aux services rendus par chacun à la production, et au capital un intérêt supplémentaire, suffisant pour l’engager à rester au service de l’entreprise. »

Aux yeux de Hyacinthe Dubreuil, le monde du travail est divisé en deux, non pas en deux classes selon la formule marxiste basée sur l’idée de propriété, mais selon la différence qui existe entre ceux qui peuvent par un effort spontané, non seulement espérer un profit, mais y ajouter ce qu’on appelle un second salaire, celui qui est constitué par la satisfaction spirituelle que procure la création.

Toute activité matérielle doit rester liée à l’activité spirituelle à laquelle elle donne lieu. C’est pourquoi chaque degré de la hiérarchie doit conserver son autonomie complète, c’est-à-dire être à même d’appliquer son intelligence et ses facultés d’initiative à l’exécution de la fraction du travail concernée.

C’est par la compréhension des nécessités supérieures qui gouvernent la vie de l’atelier que se forme le sentiment de la responsabilité, c’est-à-dire du fondement même du caractère de l’homme libre.

La responsabilité est la clé de la liberté et, ensemble, elles libèrent le potentiel des salariés.

Sous le régime du salaire pur et simple, si le salarié a de l’imagination, celle-ci sera plutôt occupée à déjouer les combinaisons inventées pour augmenter son rendement qu’à leur obéir docilement. Ne vaudrait-il pas mieux que cette imagination soit employée en vue d’un objectif plus large, plus sain, et aussi plus digne de l’homme ?

Seule la justice permettra d’atteindre la plénitude de l’effort, car même chez le travailleur le plus fruste, c’est le sentiment plus ou moins clair de l’injustice qu’il subit qui paralyse sa bonne volonté.

Hyacinthe Dubreuil pense toujours au bien de la Société : responsabiliser la personne dans son travail participe à en faire un citoyen meilleur.

Pour mettre en œuvre ces recommandations, il fait des propositions d’une grande cohérence, notamment sur la rémunération : la rémunération du salarié doit être fonction de son apport et non un simple moyen de subsistance ; le salarié doit pouvoir espérer voir son revenu augmenter grâce à l’énergie, l’habileté, et l’intelligence investies dans son travail.

- 2 - Le commandement

Dubreuil aborde ce domaine sous trois aspects : la responsabilité, à laquelle l’ouvrier doit accéder, la légitimité de l’autorité et la sécurité de l’emploi.

La responsabilité est pour Dubreuil une dimension primordiale : sa conquête est plus importante que celle de la propriété !

En effet : « … Ce sont là des intelligences et des compétences qui ne trouvent point l’aliment naturel de leur activité, des énergies gaspillées qui ne trouvent pas l’emploi qui leur conviendrait, et auxquelles la république industrielle devrait justement réserver … les moyens les mieux appropriés d’accéder sans cesse et sans entrave à tous les degrés successifs de la responsabilité.
C’est au contraire par en bas, par les échelons les plus inférieurs de l’atelier qu’il importerait d’exercer la pression continue qui aurait le plus de chances de pénétrer efficacement les entreprises et de préparer graduellement les travailleurs à des responsabilités de plus en plus élargies
. »

Ainsi, peu à peu les ouvriers accéderaient aux plus hautes responsabilités : ...« Après la séparation d’intérêt… la place du patronat pourrait alors être marquée… dans le seul rôle de direction technique et commerciale des entreprises en attendant que par un apprentissage progressif les organisations ouvrières puissent prendre place au sein des Conseils d’administration.  »

La légitimité du commandement.

La fonction de commandement est nécessaire : « … Le problème de la production est du même ordre : une volonté centrale et régulatrice doit coordonner et commander les efforts. Le point sensible n’est pas là. Il est dans l’origine de cette autorité et la bonne marche du travail exige que la légitimité de cette autorité ne puisse être jamais contestée. »

La légitimité naturelle se trouve dans le choix par les pairs :

« … Nos ancêtres mérovingiens… et pourquoi ne se trompaient-ils pas dans le choix du plus brave ? C’est qu’ils avaient combattu ensemble… et que leur opinion était faite d’observations directes, dans les limites de leur compétence.
… Nul n’est plus qualifié pour désigner le chef d’une équipe de travailleurs que l’ensemble de l’équipe elle-même. … dans la pratique des rapports qu’ils doivent avoir ensemble, les chefs de nos équipes sont ensuite qualifiés pour désigner entre eux celui qui est digne d’accéder à une pratique plus haute, ou de choisir telle compétence qui leur est connue.
 »

Il faut néanmoins protéger l’autorité du chef contre des mouvements injustes : « Peut-être alors la pratique fera-t-elle considérer comme nécessaire, après avoir donné aux subordonnés le droit d’élection, de ne pas leur donner sans réserves ni garanties le droit de destitution ? »

La sécurité de l’emploi.

Les ouvriers ne font pas confiance à la hiérarchie pour ce qui concerne les licenciements :

« .... Pour conquérir sur le travail un droit véritable, définitif et incontestable, les ouvriers doivent pouvoir écarter toute influence patronale de l’embauchage en devenant leurs propres recruteurs.

Le renvoi brusque et injustifié disparaîtrait et une satisfaction considérable serait donnée à la dignité ouvrière.

Il est trop évident que tant que le droit de renvoi n’aura pas reçu quelque tempérament par une procédure ou des garanties suffisantes contre l’arbitraire, ni cette loi, ni aucune législation faite au bénéfice des travailleurs ne pourra être tenue pour existante.

(Au niveau de chaque équipe) … L’embauchage et le débauchage d’un ouvrier dans chaque équipe considérée, devraient être laissés à l’initiative des ouvriers eux-mêmes, selon les besoins de la petite fraction de production qu’ils assurent. »

- 3 – L’organisation de l’entreprise : "l’équipe autonome d’entreprise "EAE" ...

« Ne nous commandez pas, donnez-nous des commandes ! »

Comment organiser le monde du travail afin que le travailleur trouve le bonheur par l’épanouissement de sa nature d’homme et cela dans l’intérêt même de l’entreprise ?

La vision Hyacinthe Dubreuil est on ne peut plus contemporaine quand il juge que l’aspiration du travailleur est la même que celle du travailleur indépendant ou de l’artisan : se reconnaître dans son travail et non pas dans un salaire.
cf. « C’est une solution « française », une solution de liberté responsable » (in Deux hommes parlent du travail, Grasset, 1939)

« Ne nous commandez pas, donnez-nous des commandes ! » écrit-il encore à l’adresse des patrons.

* * *

Dans « Les trois bases de la vie » (Hérelle, Paris, 1951), Hyacinthe Dubreuil explique que toute existence individuelle ou collective repose sur trois aspects inséparables : économique (estomac), intellectuel (cerveau), moral (cœur).

L’estomac : il est pris en charge par le salaire qui assure la subsistance.

Le cerveau : si on entrave l’activité intellectuelle, cependant rudimentaire, si on enlève toute possibilité d’intervention en exigeant la passivité, on provoque dans le cerveau un malaise particulier, analogue à celui de la faim pour l’estomac : l’ennui.

Ceux qui sont liés à leur travail par un intérêt matériel et intellectuel ne s’y ennuient pas !

L’ennui est, peut-être plus que la faim, certainement plus que la faim, pour une grande quantité de travailleurs, l’élément générateur principal des troubles sociaux.

Le cœur : l’équipe est un réseau de liens vivants.

Elle naît et vit dans la liberté : nul ne peut être équipier malgré lui.

« Quelle que soit la dimension de l’entreprise, il doit y avoir pour chaque travailleur un groupe premier de relations qui soit à sa mesure et qui ait une vie relativement autonome pour tout ce qui est indifférent à l’ensemble dans lequel il s’insère. »

Pour qu’un groupe de personnes fonctionne comme une équipe, il est nécessaire de respecter quelques conditions.

- La taille ne peut dépasser une douzaine de membres ; elle dépend évidemment des contraintes de la production des biens ou des services. La constitution de l’équipe fait évidemment appel au volontariat ; tout membre doit accepter d’en faire partie.

- L’objectif de l’équipe se traduit dans un contrat, spécifique de l’équipe concernée.

Par ce contrat, l’équipe prend en "sous-traitance" le travail que lui confie le dirigeant de l’entreprise par délégation de l’encadrement. Ce contrat précise la quantité, la qualité, le délai pour le produit, bien ou service, à fournir, dans des conditions de sécurité définies.

Sa conception, originale pour l’époque, renouvelle fondamentalement les relations entre les salariés et le dirigeant : « Nous ne sommes plus des salariés, mais réellement des fournisseurs, ni plus ni moins libres que les fournisseurs du dehors. » C’est une remise en cause du "lien de subordination".

- L’entreprise fournit à l’équipe les moyens d’accomplir son contrat : la propriété des moyens de production par les salariés n’est pas nécessaire.

- En outre, l’entreprise assure la formation technique, mais aussi économique et relationnelle des membres des équipes.

- Il est indispensable qu’une information de qualité s’installe à l’intérieur de l’équipe – tableau de bord – et entre l’équipe et le responsable chargé du rôle de correspondant de l’équipe ; la qualité du dialogue qui se met en place est primordiale ; l’encadrement doit être formé à ses nouveaux rôles d’écoute, d’aide et de conseil, en particulier pour la résolution, si nécessaire, des conflits entre les membres de l’équipe.

Hyacinthe Dubreuil promeut donc « l’équipe autonome d’entreprise, EAE », qui est au centre de son œuvre et de ses actions.

Mais il n’en a jamais donné une recette unique : c’est un concept à adapter selon l’immense diversité des entreprises.

Ces équipes sont fédérées au sein de l’entreprise. Dans « La République Industrielle », il explique : « L’entreprise serait alors décomposée de haut en bas, d’abord en groupes autonomes, mais fédérés par l’effet d’une coordination supérieure. »

Il fait référence à l’organisation fédérale rêvée par Fourier, qui pourrait relier les unes aux autres les unités sociales ainsi constituées, des unités restant autonomes pour tout ce qui concerne leur administration intérieure.

L’actualité du message de Hyacinthe Dubreuil

Le respect de la personne, sa dignité et son développement sont au cœur de la pensée de Hyacinthe Dubreuil.

Son message prend encore plus de relief aujourd’hui où l’on parle de "perte de sens" dans le travail et l’entreprise...

Alors que certains annoncent la "fin du salariat", ce qui est une « utopie négative », il parle pour sa part de renouveler le travail et le salariat.

Il encourage "l’intra-traitance" dans l’entreprise : n’est-ce pas répondre, avec plus de sécurité pour l’intéressé, à l’appétit d’auto-entreprendre ?

A l’heure où l’exemple des "entreprises libérées" faire des émules, Hyacinthe Dubreuil se réjouirait certainement de voir les entreprises se transformer pour promouvoir les trois impératifs qui sont au cœur de sa philosophie : dignité, responsabilité, liberté !

* Jean-Pierre Schmitt est professeur honoraire au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

- (1) Grasset, Paris, 1929, préface de Henri Le Chatelier – Traduit en six langues européennes.

- (2) Grasset, Paris, 1931 – Sous-titre : « Les sources de la productivité et de la joie ».

-  On pourra aussi se reporter au compte rendu du colloque "Hommage à l’oeuvre de Hyacinthe Dubreuil" à l’ESCP Europe, publié par le blog Repères sur le changement en entreprise

Lire aussi...
 L’instance de dialogue au sein des réseaux de franchise :
en état de mort clinique ?
 Ordonnances sur le dialogue social :
la spécificité des TPE prise en compte
 "Révolution du travail" : de quoi parle-t-on ?
 Le « déclassement » des PME
 TPE : l’activité n’a toujours pas retrouvé les chemins de la croissance...
 RSI :
Le réformer, oui, le supprimer, non !
 25 ans après Maastricht, 15 ans après l’Euro, où en sont les promesses de l’union monétaire ?
 SERVICES AUX PERSONNES
L’adoption d’un "tiers-payant" doperait l’activité et l’emploi
 Le droit à la déconnexion dans l’entreprise : quelle approche adopter ?
 La solitude, "compagne de route" du chef d’entreprise
 L’« instance de dialogue social » prévue par la loi Travail verra-t-elle le jour ?
 LOI TRAVAIL
Cessons d’infantiliser les salariés !
 Les entreprises, premier "percepteur" des impôts en France : est-ce vraiment leur rôle ?
 PME FAMILIALES :
Le dilemme de l’ouverture du capital
 Dirigeant(e)s : « Comment allez-vous ? »
 Commerce coopératif :
les commerçants associés récoltent les fruits du « capital patient »
 Europe-États-Unis
Enjeux et controverses à propos du traité transatlantique, le "TTIP"
 Perspectives contrastées pour l’activité des TPE du commerce et de l’artisanat
 « Y a-t-il un sens à parler de culture d’entreprise ? »
 Présentation
 Jacques Gautrand Conseil

 Imprimer

 Envoyer à un ami

  Plan du site  |   Mentions légales  |   Crédits  |   Haut de page