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« L’Empire du mail » de Jean Grimaldi d’Esdra (éditions Librinova)

« Au commencement était le mail » semble être la nouvelle règle de fonctionnement des managers. S’il (...)

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L’éditorial de Jacques Gautrand - Septembre 2011
Nous avons besoin de l’optimisme des entrepreneurs !
 

Cet été, il fallait avoir les nerfs bien accrochés pour ne pas se noyer sous le flot des mauvaises nouvelles.
Avec l’emballement de la crise des dettes des Etats, voici toute l’économie mise à mal.
Malgré la reprise du commerce mondial (+3,3% au premier trimestre 2011, après plus de 10% en 2010 !), malgré la solidité de l’économie allemande (3,6% de croissance l’an dernier !), malgré les taux de croissance à deux chiffres des pays émergents, malgré les bons résultats de nombreuses entreprises ... la chute des valeurs financières les plus exposées, a fait plonger les Bourses, entraînant dans la spirale infernale les valeurs d’entreprises aux fondamentaux pourtant solides …

Face à cette nouvelle réplique de la crise financière de 2008, que peut faire l’entrepreneur indépendant ?

- Garder son sang-froid !
- Prendre du recul par rapport aux annonces quotidiennes des fluctuations boursières en dent de scie ;
- Ne pas céder au catastrophisme complaisant qui est le moteur des médias d’info continue ;
- Aller de l’avant !

L’entrepreneur est, par définition, un optimiste invétéré – sinon il ne serait pas entreprenant. Il serait assureur !
S’il fallait diviser l’humanité en deux groupes, l’entrepreneur serait toujours du côté de ceux qui voient le verre à moitié plein, le bon côté des choses, la petite lumière dans la nuit la plus sombre ...

Revenons aux fondamentaux de l’économie

En ces temps particulièrement chahutés, essayons de nous arracher à la tyrannie de l’immédiat et revenons aux fondamentaux de l’économie :

1. Ce ne sont pas les Etats qui créent la richesse, mais les entreprises ! Néanmoins les pouvoirs publics, par leurs politiques fiscales et budgétaires (avisées ou déraisonnables), peuvent soit stimuler, encourager, soit entraver ou dissuader la création de richesse par les acteurs privés.

2. Il est donc important que les citoyens rappellent à l’Etat quelle est sa feuille de route et non l’inverse.

3. La croissance économique ne « tombe pas du ciel » ! la croissance est la somme de millions de décisions prises par les agents économiques (chacun de nous !) : travailler, acheter, investir, créer, inventer, épargner ... Le fondement de toutes ces actions est la confiance dans l’avenir et dans les autres agents …

4. La confiance se tisse collectivement par l’attitude de chacun, par son comportement et par « capillarité » selon la vertu de l’exemple, sachant que « l’exemple vient d’en haut », dit la sagesse populaire.

5. L’entrepreneur n’a pas d’autre choix que d’aller de l’avant. Car il met en jeu son propre argent, ses biens propres (ses économies, son patrimoine, et aussi ses emprunts !). Il crée son propre emploi avant de créer celui des autres, dont il a la charge morale. Il doit donc en permanence créer de l’activité, trouver des marchés, convaincre des clients, quoi qu’il advienne ...

6. En période de crise, l’entrepreneur doit faire preuve d’encore plus d’imagination, d’esprit d’à propos, d’agilité et d’adaptation pour maintenir son activité et/ou trouver des débouchés alternatifs.

7. La satisfaction durable du client (ou du donneur d’ordre) demeure la clé du succès. C’est elle qui commande tout le reste. Elle doit être l’obsession de l’entrepreneur. Les crises actuelles ont montré l’erreur d’avoir érigé en priorité la satisfaction de l’actionnaire ... Le redresseur de Carnaud - Metal Box, Jean-Marie Descarpentries a défini ce qu’il appelle la « pyramide inversée : « des salariés heureux rendent les clients heureux, et des clients heureux font des actionnaires heureux. »

8. Il est temps de tourner le dos à une économie de spéculation financière - qui s’est révélé terriblement destructrice de valeur, à l’opposé de ses trompeuses promesses – et de retrouver le chemin d’un capitalisme entrepreneurial, seule base solide de progrès économique et social.

L’optimisme de l’action

Comme l’a dit le grand philosophe Alain : « le pessimisme est d’humeur ; l’optimisme est de volonté. »

Notre société se complait narcissiquement dans les humeurs et les émotions. Elle s’abandonne avec facilité aux frissons des grandes peurs agitées par le système des médias et des écrans. Tout ceci entretient un climat anxiogène et déprimant qui conduit au sentiment d’impuissance et de fatalité.

Or c’est dans l’action que l’entrepreneur puise et régénère son optimisme invétéré.

C’est pourquoi nous avons plus que jamais besoin des entrepreneurs. De leur optimisme. De leur enthousiasme.
C’est leur énergie et leur force d’âme qui nous aideront à nous dégager de cette mélancolie ambiante propice au découragement et à l’impuissance face aux désordres du monde.

Car l’entrepreneur ne se satisfait pas du monde tel qu’il est : « Entreprendre, c’est au fond ne pas accepter le monde tel qu’il est ; considérer que dans ce monde, il est possible de faire surgir une nouvelle histoire », dit si bien la philosophe Monique Canto-Sperber directrice de l’Ecole normale supérieure.

Produire ensemble du futur.En ces temps troublés nous avons plus que jamais besoin de l’optimisme des entrepreneurs pour retrouver confiance dans notre capacité collective à produire du futur.

Vous connaissez certainement le mot fameux de Guillaume d’Orange : « Il n’est point nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».
Pour ma part, je lui préfère la réplique du romancier Gilbert Cesbron que je soumets à votre méditation en cette rentrée de septembre :
« Il est parfois nécessaire d’entreprendre pour espérer et de persévérer pour réussir »

Jacques gautrand
Jgautrand [ @ ]consulendo.com

¤ ¤ ¤ SIGNAUX ¤ ¤ ¤

- Interrogés en juillet par l’INSEE, « les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière française prévoient que leurs investissements augmenteraient de 14 % en 2011 par rapport à 2010. (...)Pour le premier semestre 2011, écrit l’INSEE, les entrepreneurs de l’industrie manufacturière confirment la progression de leurs investissements par rapport au second semestre 2010, anticipée en janvier dernier. Pour le second semestre 2011, ils prévoient une hausse de leurs investissements par rapport au premier. »

- Toutefois, l’indicateur du climat des affaires en France, calculé par l’INSEE à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, se détériore en juillet. « Il perd quatre points et se situe à 105, un niveau cependant encore supérieur à sa moyenne de longue période (100). Le climat conjoncturel se dégrade dans presque tous les secteurs : dans l’industrie, les services, le commerce de détail et le commerce de gros, l’indicateur du climat des affaires baisse de trois à cinq points. Il ne se stabilise que dans le bâtiment ce mois-ci. »

- 84% des dirigeants des entreprise de taille intermédiaire (ETI), employant de 250 à 5000 salariés, se disent optimistes pour leur propre société. Mais ils ne sont que 48% a avoir une bonne opinion sur la conjoncture économique française, selon une enquête Ifop pour PriceWaterhouseCoopers.

- Macro-éco versus Micro-économie : « Quand je discute avec d’autres chefs d’entreprise, ils me disent que leur société va bien, mais c’est la macroéconomie qui les inquiète ... » Frédéric Bedin, past- president de Croissance Plus, interrogé par France Info le 31 août.

- « La peur de l’embauche est le problème numéro un des entreprises », déclare Laurence Parisot, la présidente du Medef, dans une longue interview au Figaro.

- « Je veux une France d’entrepreneurs » a déclaré Ségolène Royal à France Inter, le 6 septembre, (sans commentaires).

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