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"Villes et Commerces" par Jean-Luc Bret, président de PROCOS
Propos recueillis par Jacques Gautrand et Sabine Germain pour L’EXPRESS, numéro Hors-série Franchise 2010 *
 

« Le commerce joue un rôle structurant dans la dynamique des villes. Pendant longtemps, pouvoirs publics et élus ont redessiné les villes sans tenir compte du commerce. Cela fait quinze ans que nous nous mobilisons pour faire revenir le commerce dans la ville … », déclare Jean-Luc Bret, président de PROCOS, fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé, regroupant plus de 200 enseignes et 30.000 points de vente en France.

Par ses actions, études et publications, PROCOS assure un rôle de lobbying pour la promotion et la défense du commerce en France. A son actif, l’adoption d’un nouvel indice de révision des loyers commerciaux plus adapté aux intérêts du commerce : l’ILC (Indice des Loyers Commerciaux), basé sur les prix à la consommation (50%), les CA du commerce de détail (25%) et le coût de la construction (25%), en remplacement de l’ICC (Indice du coût de la construction), moins favorable, en raison de ses évolutions erratiques déconnectées de la réalité des magasins.

Jean-Luc Bret est par ailleurs vice-président du Conseil National des Centres Commerciaux et administrateur de l’Institut pour la Ville et le Commerce.

Diplômé de l’ISTEC (Institut Supérieur des Sciences, Techniques et Economie Commerciales), école de commerce dont il est désormais président, Jean-Luc Bret a assuré, dès 1968, la direction du marketing de la société Pain Jacquet, avant de créer, en 1977, sa propre entreprise, avec l’équivalent de 7000 euros en poche : La Croissanterie. Sous son impulsion, ce réseau de restauration rapide va connaître une forte expansion dans toute la France et aussi en Europe : il compte aujourd’hui 144 points de vente dans l’Hexagone et 16 à l’étranger. L’essor de La Croissanterie s’est notamment appuyé sur la franchise, formule de partenariat sur laquelle Jean-Luc Bret mise désormais pour poursuivre son développement.
En 2006, le fonds d’investissement Pragma Capital a acquis 80% du capital de La Croissanterie, aux côtés de Jean-Luc Bret et du management.

- Nous publions, ci-dessous, des extraits de l’interview qu’il a accordée au magazine L’EXPRESS pour son numéro Hors-série Franchise 2010.
J.G.

« Le commerce joue un rôle structurant dans la dynamique des villes »
Interview de Jean-Luc Bret, président de PROCOS, président fondateur de La Croissanterie *

- Question : depuis l’adoption de la loi LME, les pouvoirs publics ont pris des mesures favorables au commerce : ouverture le dimanche, baisse de la TVA dans la restauration, réforme de la taxe professionnelle ... Qu’en dites-vous ?

Jean-Luc Bret : L’ouverture des magasins le dimanche est une bonne mesure car elle permet à des commerces qui payaient des amendes, de régulariser enfin leur situation. Cependant nous souhaitons que son application se fasse de façon maîtrisée. Si demain tout le monde peut ouvrir le dimanche, les charges de personnel augmenteront alors que le chiffre d’affaires n’est pas forcément extensible …

Concernant la réforme de la taxe professionnelle, nous sommes très attentifs à ce que la contribution économique territoriale qui la remplacera ne pénalise pas, en taxant la valeur ajoutée, des secteurs à fort coefficient de main d’œuvre comme la restauration. Quant à la baisse de la TVA dans les restaurants, c’est une très bonne chose, même si des progrès restent à faire dans son application. Elle permettra de mieux payer les collaborateurs, après des années où l’on avait mis le couvercle sur la marmite des salaires …et d’officialiser une partie du chiffre d’affaires qui était sous-déclarée par certains petits restaurateurs.

Je voudrais aussi saluer une mesure pour laquelle Procos a milité et qui est entrée en vigueur depuis un an : le remplacement de l’ICC (Indice du coût de la construction), aux mouvements erratiques, par l’ILC (Indice des loyers commerciaux). Calculé sur des bases beaucoup plus réalistes, ce nouvel indice de révision des loyers est mieux adapté au commerce. Il est davantage le reflet de notre activité.

Enfin, je rends hommage au rapport Charié (1) sur l’urbanisme commercial : pour la première fois dans notre pays, on reconnaît le rôle structurant du commerce dans la dynamique des villes ; il n’est plus une simple résultante des politiques d’aménagement du territoire. Pendant longtemps, pouvoirs publics et élus ont redessiné les villes sans tenir compte du commerce. Cela fait quinze ans que Procos se mobilise pour faire revenir le commerce dans la ville …

- Vos efforts sont-ils récompensés ?

Jean-Luc Bret : Les choses bougent dans le bons sens. Les élus locaux prennent conscience de l’importance du commerce de proximité. De nombreuses agglomérations ont recruté un « manager de ville », d’autres ont maintenant des attachés au commerce : ce sont des interlocuteurs auprès de qui nous pouvons faire avancer notre cause. Le commerce n’est pas une génération spontanée : il a besoin de parkings, de plans de circulation, d’aménagements urbains … Il doit s’inscrire dans un plan d’aménagement global. Regardez Odysseum à Montpellier, ce nouveau quartier commercial et de loisirs, conçu comme une extension du centre-ville : son succès doit beaucoup à sa desserte par le tram.

- N’assiste-t- on pas, depuis la crise, à la revanche du commerce de centre-ville par rapport aux centres commerciaux de périphérie et aux grandes surfaces implantées dans des zones d’activité ?

Jean-Luc Bret : Les centres-villes ont repris du tonus. Mais, pour ma part, je ne vois pas vraiment d’opposition entre commerces de centre-ville et centres commerciaux. D’abord les villes ont beaucoup grandi et repoussent sans cesse leurs limites. Parallèlement, les cœurs de villes se sont dynamisés en accueillant des centres commerciaux, comme à Lyon La Part-Dieu, et aussi à Grenoble, Valence, Rouen, Caen… Mais, il est vrai que les centres commerciaux de périphérie ont souffert : les gens sont aujourd’hui plus sensibles à l’augmentation des prix du carburant, aux considérations écologiques, au C02 … et sont tentés de réduire leurs déplacements. Sans oublier la concurrence croissante de l’Internet qui permet d’acheter en restant chez soi ! Mais en définitive, ce qui compte à mes yeux, c’est la diversité de l’offre, la capacité à répondre aux attentes des consommateurs, l’innovation, la qualité de service et la proximité. En la matière, le commerce spécialisé sous enseignes est très bien placé. (...)

- Comment voyez-vous évoluer le consommateur ?

Jean-Luc Bret : Le consommateur est de plus en plus informé et réfléchi. Il est de plus en plus « malin » : toujours en quête de bonnes affaires et de nouvelles façons d’acheter… Il va passer de l’achat d’impulsion à l’achat nécessaire, de l’achat « avoir » vers l’achat « être ». Il veut acquérir des choses qui ont du sens. Il est plus sensible aux questions éthiques, au respect de la nature, au développement durable … Nous observons que les marchés se segmentent de plus en plus, de même que les besoins des consommateurs. Face à ces évolutions qu’il faut bien analyser, les réseaux de commerce doivent s’attacher à mieux connaître leurs clients. Etre innovants et créatifs, lancer de nouvelles enseignes plus « segmentantes ». Ils doivent intégrer dans leurs stratégies les préoccupations nouvelles des consommateurs, faire évoluer leur offre pour mieux y répondre, trouver les bons messages. A La Croissanterie, nous avons créé un observatoire des tendances, qui nous pousse à innover : 80% des produits de notre carte n’existaient pas il y a cinq ans !

Mais je vois aussi émerger un grand défi pour nos commerçants : l’expansion irrésistible du commerce sur Internet. Cette concurrence considérable pour nos points de vente physiques va entraîner des modifications structurelles dans le commerce. Cela implique que, dans nos magasins, nous soyons encore plus accueillants, que nous apportions au consommateur davantage de services, de façon personnalisée, tout en pratiquant des prix attractifs. Voilà un challenge formidable et passionnant à relever !

- Propos recueillis par Jacques Gautrand et Sabine Germain pour L’EXPRESS

(1) Rapporteur de la Loi de modernisation de l’économie (LME), le député UMP Jean-Paul Charié est l’auteur d’un rapport sur la réforme du code de l’urbanisme commercial qui a fait date en 2009 : « Avec le commerce, mieux vivre ensemble ». Rappelons que Jean-Paul Charié est décédé le 3 novembre 2009.

© L’EXPRESS 2010

* L’intégralité de cette interview est publiée par le magazine L’Express dans son numéro Hors-série Franchise 2010

FRANCHISE 2010 :
Les "Coups de Coeur" de L’EXPRESS
en partenariat avec l’Observatoire de la Franchise et Banque Populaire.

Pour la seconde année consécutive, la rédaction de L’EXPRESS, à l’occasion de la publication de son numéro Hors Série Franchise 2010, s’est associée avec l’Observatoire de la Franchise, afin d’organiser un Prix distinguant des réseaux de franchiseurs pour leurs réalisations et leur stratégie. Banque Populaire est également partenaire de l’opération.

- Découvrez les lauréats des Coups de Coeur 2010 qui ont été récompensés à l’occasion de Franchise Expo Paris, le 16 mars 2010.

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Les commerçants estiment ne pas bénéficier d’une juste reconnaissance de la part des pouvoirs publics, selon une enquête de l’IFOP pour Médicis

A la veille des élections régionales, Médicis, la mutuelle retraite des professionnels indépendants, a publié le 28 février, les résultats de la sixième édition de « L’observatoire des commerces », une enquête menée par l’Ifop auprès des commerçants et du grand public. (1)

Selon cette enquête, 52% des commerçants interrogés portent un jugement négatif sur le bilan des Conseils régionaux à destination des commerces. Cette tendance reste la même qu’elle que soit le type d’agglomération (communes rurales, communes urbaines de province et agglomération parisienne) démontrant une insatisfaction générale.

De plus, 70% des commerçants interrogés déclarent que la situation du commerce de leur région est en déclin (contre 27% seulement qui estiment qu’elle est en expansion). En février 2008, à quelques mois des élections municipales, le constat était plus positif : 38% des commerçants considéraient le commerce municipal en expansion.

Globalement 75% des commerçants ont le sentiment d’être laissés pour compte par les pouvoirs publics

Bien que plébiscités par 80% des Français, les commerçants pensent majoritairement ne pas bénéficier d’une juste reconnaissance des pouvoirs publics.

Ils sont en effet 62% à estimer que le gouvernement et les collectivités n’ont pas conscience du poids économique et social du commerce de proximité dans les régions.

Une large majorité d’entre eux partage le sentiment d’être isolés et de ne pas trouver dans les gouvernants un allié à la hauteur de leurs espérances : 75% des commerçants ne se sentent pas écoutés ; ils estiment que le gouvernement et les collectivités ne répondent ni à leurs besoins, ni à leurs attentes et ne favorisent pas le développement des commerces de proximité en France.

« Nous déplorons le décalage persistant entre l’énorme poids économique que représente le commerce de proximité en France et le manque de considération notable des pouvoirs publics envers ces acteurs clés de notre société » commente Michel Clerc, directeur général de Médicis. « Les commerçants sont les éternels oubliés de nos gouvernants. Alors qu’ils bénéficient d’une image positive auprès du grand public, ils souffrent d’un manque de considération et de soutien des politiques pour maintenir et créer de l’emploi et rester un véritable acteur du lien social » conclut-il.

(1) Méthodologie de l’enquête IFOP :

- Echantillon de 802 commerçants, représentatif de l’ensemble des secteurs d’activité. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (taille d’entreprise, secteur d’activité) après stratification par région. Les interviews ont eu lieu par téléphone, du 26 janvier au 2 février 2010, sur le lieu de travail des personnes interrogées.

- Echantillon de 959 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone, du 28 au 29 janvier 2010, au domicile des personnes interrogées.

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