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Bonnes feuilles
Christophe Labarde
« Je dis (enfin) oui à mon projet de vie ! »
Edtions Eyrolles
 

Un leader politique a connu un succès planétaire avec un "petit livre rouge" qui ambitionnait de changer la face du monde ... Christophe Labarde nous propose, lui, son "petit livre jaune" pour nous inviter à changer, intérieurement. Nourri de son expérience, de ses lectures et de ses rencontres ( cet HEC a notamment dirigé pendant dix ans l’association des diplômés de la prestigieuse école de management de Jouy-en-Josas), son ouvrage s’apparente à un vade-mecum, à un livre de recettes qui ambitionne de « donner (à chacun) le courage de mener la vie qu’il souhaite et non pas celle qu’on attend de lui ... » S’appuyant sur la "pensée positive" (venue d’outre-Atlantique) utilisée par certains coachs en management et en développement personnel, Christophe Labarde nous invite à dire "Yes Oui Can" à notre projet de vie.
Encore faut-il savoir ce que l’on veut. La question de savoir si l’Homme est libre de "faire" sa vie est vieille comme la philosophie ...
Fourmillant de témoignages, d’anecdotes, de citations, et de conseils frappés au coin du bon sens, ce "petit livre jaune" a le grand mérite de nous inciter à positiver , à retrouver de l’enthousiame dans la morosité et le pessimisme ambiants, pour lesquels nous, Français, avons une prédilection affirmée.
Avec l’aimable autorisation de l’auteur et de l’éditeur, nous publions ci-dessous, de larges extraits de l’introduction du livre de Christophe Labarde, « Je dis (enfin) oui à mon projet de vie ! », publié aux éditions Eyrolles.

« Je dis (enfin) oui à mon projet de vie ! »

Editions Eyrolles

Par Christophe Labarde

« Nous persistons à essayer de devenir « quelqu’un » au lieu d’être « nous-mêmes » ...

Et si vous changiez ? Et si vous osiez enfin vous dire oui (et le proclamer haut et fort) ? Dire oui aux autres et oui à un projet de vie nouveau, réaliste et réalisable ? (...)

Nous vivons entourés de gens qui ne sont pas ce qu’ils auraient aimé être. Parfois parce qu’ils se sont dit « non ». Le plus souvent, tout simplement parce qu’ils n’ont pas osé se dire « oui ».
Ils avancent ainsi dans la vie comme dans un nuage, comme s’ils étaient dans le cockpit de leur propre avion, mais pas vraiment aux commandes, guidés un peu malgré eux par un pilotage automatique confortable, mais qu’ils n’ont ni vraiment programmé ni vraiment déclenché. Ils ne se sentent pas suffisamment sûrs d’eux pour « reprendre les commandes ». Ils finissent ainsi leurs jours sans avoir même tenté de prendre le contrôle…

Ainsi, beaucoup de gens travaillent trop à se construire et pas assez à se ressembler. Finalement, ils se contentent d’être « à côté d’eux-mêmes ». De vivre en plus ou moins bon compagnonnage avec celui qu’ils auraient pu, dû ou aimé être.

Heureusement, certains s’y essayent parfois. Je me suis amusé, un temps, à pister les changements de carrière spectaculaires. J’ai d’ailleurs remarqué qu’ils se produisaient toujours dans le même sens. Quelques traders se reconvertissent chaque année en ermites ou en moines trappistes. Le contraire est rarissime. Je cherche encore l’oiseau rare. Un moine trappiste qui se défroquerait pour rejoindre les salles de marché ?

Comme le disait le célèbre dialoguiste Michel Audiard, « Il y a aussi des poissons volants, mais ce n’est pas la majorité de l’espèce ». Tout cela n’a rien d’anodin. Se tromper sur soi-même est lourd de conséquences. Potentiellement dangereux. Très dangereux, même.

Beaucoup de mes proches, de mes amis en ont fait la cruelle expérience. Terrassés par la dépression, la maladie ou le divorce, parfois les deux, voire les trois, pour avoir à la fois persisté dans l’impasse de construire quelqu’un qu’ils n’étaient pas et de l’imposer aux autres et à eux-mêmes.

Ma mère me répétait sans cesse : « J’ai toujours voulu faire pharmacienne. » Mon père, lui aussi, avait une idée très précise : « J’ai toujours rêvé d’être camionneur. » Tous deux ont « fini » professeurs d’anglais. Ma mère a été malade toute sa vie. L’année dernière, mon père a déclenché un cancer.

« La réalité, c’est qu’il y a des millions de gens qui mènent des vies désespérantes, qui travaillent dur et longtemps dans un job qu’ils détestent, pour pouvoir se payer des choses dont ils n’ont pas besoin pour impressionner des gens qu’ils n’aiment pas. »
Nigel Marsh

Il y a quelques jours, l’un de mes amis avec lequel j’en parlais a attiré mon attention sur une étude récente menée en Australie par une infirmière auprès de patients en phase terminale3. À la question simple : « Au final, que regrettez-vous ? Que referiez-vous différemment ? », tous répondaient la même chose : « Je voudrais recommencer (à partir) de zéro et devenir vraiment moi-même. J’aurais aimé avoir le courage de vivre comme je voulais, et pas de vivre la vie qu’on attendait de moi. » Édifiant !

Je reste optimiste. À l’avenir, je ne désespère pas que nous tiendrons pour acquis d’essayer de nous ressembler et de nous mériter. De dire « oui » à nous-mêmes.

Le succès (parfois) ou le bonheur (de temps en temps) ne sont que la cerise sur le gâteau de la vie. Mais j’ai compris qu’il était important pour moi, vital même, d’aider les autres à réfléchir à cette question. Non pas à faire leur bonheur malgré eux comme s’y essayent les politiciens ou les publicitaires, mais en les aidant tout simplement à devenir eux-mêmes. En les aidant à s’aider. En les aidant à se poser sans cesse les vraies questions, faute de quoi ils continueront à vivre avec les mauvaises réponses.

« Des expériences, puis un site, puis ce livre ... »

Un jour, j’ai eu moi-même cinquante ans. Le moment idéal pour m’appliquer à moi-même ce que je conseillais à tout le monde !Contrairement à ce que dit le proverbe, en effet, les cordonniers en ont parfois assez d’être les plus mal chaussés.

En même temps que j’ai renoncé à une vie à la fois très valorisée et très rémunérée, j’ai décidé de replacer au centre de mon existence les activités créatives que je n’exerçais jusqu’ici que marginalement et pour mon seul plaisir : l’écriture et la réalisation de films, la photographie, le piano ...

Dans le même esprit, j’ai décidé de consacrer également une partie importante de mon temps, bénévolement cette fois-ci, à aider tous ceux qui en avaient besoin. En parallèle, j’ai pris le temps de noter de façon détaillée les enseignements de mes années de « coaching » et de « gestion de carrières ». Il a fallu quand même en élargir le champ :
on nous dit encore beaucoup trop souvent qu’il faut « trouver sa place dans l’entreprise » et pas assez souvent qu’il faut « trouver sa place dans la vie ».

Cette interrogation n’a jamais cessé de me passionner. Je sais que je ne suis pas le seul. On me demande souvent pourquoi nous n’y avons pas pensé plus tôt. Pourquoi nos familles, nos écoles ou nos entreprises ne nous y ont-elles pas mieux préparés ?

Au fil du temps, plusieurs de mes amis m’ont demandé d’ouvrir un blog, pour élargir le dialogue sur cette question. J’ai hésité, puis j’ai fini par le faire. Cet espace auquel je me réfère tout au long de ces pages, vous pouvez y accéder et l’enrichir à votre tour à l’adresse www.yesOUIcan.com.

Beaucoup m’ont aussi demandé d’écrire un petit livre. Pour partager ce qui leur semblait essentiel. Pour aider pas à pas tous ceux qui s’étaient éloignés d’eux-mêmes à se rapprocher de ce qu’ils sont vraiment.
Un livre à relire de temps en temps ou à offrir.
Un livre pour rappeler qu’il est important de se dire enfin « oui » à soi-même :

« Je dis (enfin) oui à mon projet de vie ! »

(Ce livre) est structuré en trois parties qui vous guideront à la rencontre de vous-même, afin d’élaborer et de réaliser au mieux votre projet de vie.

- 1. SACHEZ CE QUE VOUS VOULEZ

Dans une première partie, vous vous situerez par rapport à une série de questions essentielles relatives à votre profil psychologique et votre environnement : êtes-vous quelqu’un qui dit plutôt « oui » ou plutôt « non » ? Savez-vous facilement distinguer l’essentiel de l’accessoire ? Quel est votre rapport au temps qui passe ? Avez-vous déjà des buts, des objectifs précis dans la vie ? Au final, vous serez à même de répondre à cette question majeure : êtes-vous prêt à vous dire « oui » à vous-même ?

- 2. AYEZ LE COURAGE DE L’EXPRIMER

Dans une deuxième partie, vous serez guidé, très concrètement, dans l’élaboration de votre projet de vie. Vous apprendrez à nommer vos ambitions et à chiffrer vos objectifs. Vous articulerez et vous harmoniserez vos « dernières volontés » avec vos « premières volontés ». Il sera temps, alors, d’en enterrer une partie pour la conserver dans la plus stricte intimité. Puis d’en partager une autre partie, pour mieux la faire fructifier au contact de vos proches, de vos amis, de vos collègues et au gré de vos rencontres.

- 3. TROUVEZ L’ÉNERGIE DE LE FAIRE

Dans une troisième partie, une fois ce projet élaboré et vos grands objectifs fixés, je vous proposerai une méthode opérationnelle, fondée sur l’Organisation par l’Urgence et l’Importance (O.U.I.), pour atteindre vos principaux objectifs de vie tout en assurant vos priorités quotidiennes. Avec, au passage, quelques « trucs et astuces » pour y parvenir sans stress, avec plaisir et efficacité. (...)

Sur la forme, j’ai choisi pour cette édition la couleur qui est, dans mon imagier intime, le correspondant absolu du « oui » : c’est la couleur jaune. Je laisse chacun, bien entendu, libre de sa propre interprétation. Certains choisiront le bleu. D’autres, le vert. Pour ma part, j’assume avec joie ce « petit livre jaune ».

Tous les exemples et témoignages que je cite dans cet ouvrage sont issus d’une enquête minutieuse que j’ai menée pendant près d’une dizaine d’années. (...) Ces témoignages, ainsi que de très nombreux autres, sont disponibles sur mon site : YesOUIcan.com.

La France pays du "NON"
Il suffit d’avoir un peu voyagé ou travaillé à l’étranger pour comprendre que l’on peut classer les différents pays du globe en « yes countries » et en « no countries ». Les « pays du oui » et les « pays du non ».

D’un côté les bâtisseurs, les chaleureux, les curieux, les travailleurs. De l’autre, les conservateurs, les frileux, les pessimistes, les déprimés. Les enthousiastes contre les rabat-joie. Caricatural ? Même pas.

Aujourd’hui, les États-Unis, le Canada, l’Australie, la Chine ou le Brésil, pour ne citer que ces pays, sont clairement des « yes countries ». Là-bas, lorsqu’on soumet une idée à son interlocuteur, on se voit généralement répondre : « pourquoi pas ? », « formidable », « très intéressant » et souvent, dans la foulée, « que pouvons-nous faire ensemble ? ».

La France reste championne du monde du « non »

Bien entendu, les choses évoluent dans le temps. On se souvient de la formidable période de l’après-guerre et de celle des trente glorieuses, pendant lesquelles tous les pays européens, France en tête, étaient des « yes countries ». Aujourd’hui, hélas, la France est non seulement un « no country », mais probablement le leader des « no countries ».

On commence souvent par se méfier de l’autre, que ce soit son voisin ou son collaborateur. On vérifie les diplômes avant de s’intéresser aux idées. On s’attarde sur les apparences et on néglige les potentiels. Le conservatisme y est idéalisé, l’innovation suspecte. Et le cynisme, le plus apprécié des spectacles. Résultat : la France est le pays des blocages en tous genres et du pessimisme à tous crins.

Récemment, un sondage incroyable est venu le confirmer (*). Il cherchait à distinguer ceux qui disent « oui » à l’avenir de tous ceux qui disent « non » au monde, aux autres et à eux-mêmes. Dans cette dernière catégorie, je regrette bien entendu de retrouver mon propre pays. Et surtout de le retrouver à la première place de ce triste classement.

Non seulement la France est le pays du « non », mais elle est le pays du… « NON » majuscule !

Caricatural ? Toujours pas. Voici comment les auteurs de l’étude concluent : « En matière économique, le monde est coupé en deux : d’un côté, “les confiants”, les pays émergents, de l’autre “les craintifs”, les pays occidentaux. La crise est venue remettre en cause un modèle né à l’Ouest. Plus profondément, le vieux continent paraît bien avoir gommé le mot “prospérité” de son vocabulaire. (...) En France, la sinistrose aiguë gagne du terrain. Notre enquête montre que les Français sont les plus pessimistes du monde sur la situation économique. (...) Plus sombres sur leur situation personnelle à venir que les Irakiens, les Afghans ou les Pakistanais ! »
Inutile d’en rajouter.

Plutôt que me lamenter sur le fait que la France est la capitale du « non », je préfère en déduire qu’elle est le pays qui est le plus « en manque de oui » ! Et que chacun peut en être le meilleur citoyen, le meilleur porte-drapeau : « un citoyen du Oui » !

Dire « oui » à des ambitions claires et à des objectifs précis

Pour contrebalancer cet environnement défavorable, je vous propose une démarche avant tout pratique : la méthode OUI. Je pèse mes mots, mais elle devrait changer votre vie comme elle a changé la mienne. Le plus incroyable est qu’elle n’a rien de révolutionnaire, sauf à considérer le bon sens comme révolutionnaire : pourquoi et comment dire « oui » en toute simplicité à des ambitions claires, à des objectifs précis, et comment les atteindre avec efficacité, tout en se faisant plaisir ?

Voici le voyage que je me propose de faire avec vous.

Vous aussi, vous serez bientôt tout… OUI !

On y va ? »

© Christophe Labarde

- « Je dis (enfin) oui à mon projet de vie ! » Editions Eyrolles - 236 pages - novembre 2012

(*) Sondage BVA-Gallup, 2011

Editions Eyrolles
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