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Femmes dirigeantes : un moindre accès au private equity freine la transfomation en ETI des PME dirigées par des femmes
Women Equity Growth Index 2014
 

Le 15 décembre 2014 ont été rendus publics les résultats du Women Equity Growth Index 2014 ainsi que le 5ème Palmarès Women Equity, regroupant les 50 entreprises les plus performantes dirigées par des femmes, organisé en partenariat avec BNP Paribas Banque Privée.
Synthèse.

Lancé en 2009, le Women Equity Growth Index analyse annuellement les performances des PME françaises de croissance dirigées par des femmes. Il est établi en partenariat avec l’ENSAE, à partir des données financières publiques de 40 000 entreprises comprenant près de 5 000 PME dirigées par des femmes ayant au minimum 3 ans d’existence et réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 4 millions d’euros.

Trois enseignements principaux ressortent de l’édition 2014 :

- Les PME les plus grandes offrent une meilleure résistance au ralentissement conjoncturel.
- Les PME dirigées par des femmes témoignent cette année encore d’une sur-performance.
- Les femmes sont proportionnellement moins présentes aux commandes des plus grandes entreprises du panel.

Principales données de l’Index 2014 :

 En 2014, le chiffre d’affaires (CA) moyen des 40 000 PME de l’Index s’établit à 17 millions d’€.

 Seules les PME de plus de 50 M€ ont enregistré une progression notable de leur CA (de 3,7 % en moyenne).

 Avec 16,1 M€ de CA moyen "côté femmes" et 17 M€ "côté hommes", les entreprises de l’Index sont de tailles tout à fait comparables, qu’elles soient dirigées par des hommes ou par des femmes.

 De même, la "ségrégation sectorielle" des PME est faible (en fonction du genre du dirigeant), leurs proportions étant similaires dans 13 des grands secteurs sur 17.

Les entreprises dirigées par des femmes sont proportionnellement plus nombreuses à croître, tout en étant de taille moyenne similaire. Dunya Bouhacene

Selon Dunya Bouhacene, Présidente de Women Equity for Growth, bien que présentant des caractéristiques similaires à celles dirigées par des hommes, « les PME dirigées par des femmes résistent mieux que celles de leurs homologues à une conjoncture difficile. En 2013, 70 % des entreprises dirigées par les femmes au sein de l’Index sont en croissance, contre 67% pour celles gérées par les hommes. »

L’étude montre aussi que, dans ce contexte dégradé, « les PME de plus grande taille s’en sortent le mieux, qu’elles soient dirigées par des femmes ou des hommes : seules les PME de plus de 50 M€ ont enregistré une progression notable de leur CA (de 3,7 % en moyenne), à un rythme cependant inférieur à la moyenne des 3 dernières années (5,3%). »

Or, les entreprises dirigées par les femmes se retrouvent cette année encore en moindre proportion dans les classes de chiffre d’affaires les plus élevés.

" Trop peu d’entreprises dirigées par des femmes dans les portefeuilles des investisseurs en capital... "

Pour Dunya Bouhacene, « le faible accès au financement en capital est un facteur affectant la capacité des PME dirigées par des femmes à se transformer en ETI :

- Les analyses menées depuis 2003 par le Women Equity témoignent d’une sous-représentation patente des entreprises dirigées par des femmes dans les portefeuilles des investisseurs en capital : alors que les PME dirigées par des femmes représentent une vingtaine de pour cent du tissu économique français, elles ne représentent que 4% du portefeuille des investisseurs en capital.

- Le passage d’un statut de PME à celui d’ETI ne peut systématiquement se faire par croissance interne, et l’autofinancement ne suffit pas toujours à changer de dimension. Pour grandir, il est parfois, et sous certaines conditions, nécessaire de recourir à un investissement de croissance ou à des acquisitions, ce qui peut nécessiter l’ouverture du capital à un investisseur.  »

Alors que tous les observateurs relèvent la difficulté des PME françaises à grandir et à se transformer en ETI, cette difficulté semble en particulier toucher les entreprises dirigées par des femmes ... « La faille de financement identifiée doit être prise en charge », souligne Dunya Bouhacene, Présidente de Women Equity for Growth.

5ème Palmarès Women Equity des 50 premières entreprises de croissance au féminin, par Women Equity et BNP Paribas Banque Privée

Le 15 décembre 2014 a été dévoilé le 5ème Palmarès Women Equity, regroupant les 50 entreprises les plus performantes dirigées par des femmes, organisé en partenariat avec BNP Paribas Banque Privée.

Ces 50 entreprises les plus performantes ont été extraites de l’Index (3500 entreprises dirigées par des femmes sur un total de 28 000 étudiées) pour construire le Palmarès.

Ces 50 entreprises représentent 1,3 milliard d’€ de CA cumulés, un CA moyen supérieur à 25 M€, une croissance du CA de 25 % sur le dernier exercice, et près de 8 000 emplois. Leurs performances moyennes sont à deux chiffres : +24,8% de croissance du chiffre d’affaires sur la dernière année, +24,4% de croissance moyenne par an sur 3 ans et un EBE moyen à 14% !

• Le CA moyen du Palmarès est plus élevé en 2014 (25 millions d’euros contre 20 M€ les années précédentes), en corrélation avec la « prime aux plus grandes » signalée par l’Index 2014 (voir plus haut).

En effet, les plus petites PME de l’Index (CA < 20 M€) sont en situation de contraction des revenus, particulièrement marquée pour les 4–5 M€ de CA, à -10,5 % sur l’année 2013. Il faut atteindre la classe des + de 50 M€ de chiffres d’affaires pour renouer avec une croissance faible au sein de l’Index, à 3,6 % de moyenne.

Les entreprises industrielles de l’Index ont connu une croissance de 3 % de leur CA sur la dernière année, quand celles du Palmarès établissaient une moyenne à 23 %. Les TMT caracolent à plus de 30 %de croissance moyenne dans le Palmarès vs 1 % pour l’Index, le BTP à 23 vs 1 % et nos IAA à 32 vs 2 %.

Accès des femmes au fonctions de direction :

Parmi les grands invariants, la ventilation des voies d’accès aux fonctions de direction des PME : la proportion des entreprises créées se classant au Palmarès reste tout à fait significative en 2014, à près de 50 %. Les transmissions familiales pèsent quant à elles pour un quart, les reprises ne composant qu’1/5 et les parcours au sein de l’entreprise demeurant, comme chaque année, en dessous des 10 %.

- Le Palmarès Women Equity indique qu’une PME sur deux dispose d’un chiffre d’affaires supérieur au chiffre d’affaires moyen de l’Index, qu’une PME sur deux s’est développée à l’international

- La prime à la taille indiquée par l’Index se retrouve au sein du Palmarès 2014 : 1 entreprise classée au Palmarès sur 2 dispose d’un chiffre d’affaires supérieur à 20M€ par rapport à 1 entreprise sur 5 dans l’index, et 30% en moyenne dans les Palmarès précédents

- Internationalisation : 1 PME sur 2 s’est développée à l’international au sein du Palmarès (moins de 10% des PME françaises).

- Un premier secteur d’excellence, l’Industrie, à 26%, en ligne avec les autres Palmarès, vs 20% dans l’Index mais un fort écart de représentation dans la distribution spécialisée (10% vs 37% dans l’Index, vs 23% moyenne Palmarès précédents), à mettre en relation avec les résultats du secteur commerce au sein de l’Index, entre forte décroissance et stagnation sur la dernière année, en fonction des classes de CA.

Deux dirigeantes à l’honneur :
Martine Bocquillon et Sophie Pécriaux

Deux trophées ont été remis le 15 décembre à des dirigeantes choisies parmi les 50 du Palmarès Women Equity : l’un récompensant la meilleure performance économique, l’autre saluant une stratégie RSE remarquable. Martine Bocquillon PSM
- Le « Trophée performance Éco » a été décerné à Martine Bocquillon, présidente de Point Service Mobiles (PSM)

L’entreprise PSM, créatrice d’un concept innovant de réparation de téléphones portables a témoigné non seulement d’une capacité de croissance exceptionnelle sur longue période, mais également d’une appréciation significative de sa rentabilité, et affiche des perspectives moyen-terme favorables.

En termes de croissance sur l’exercice 2013, la société affiche une performance exceptionnelle : sa croissance de chiffre d’affaires, à 141% par rapport à l’exercice 2012, est près de deux fois supérieure à celle de l’entreprise située en seconde position du Palmarès sur le critère !

Pour chacune des trois années passées, la croissance du chiffre d’affaires la positionne parmi les trois premières entreprises du palmarès, celle-ci n’ayant jamais été inférieure à 80% annuellement.

Cette croissance à 3 ans de ses revenus lui permet par ailleurs de ravir la première place de l’Index sur les 40 000 entreprises qui le composent.

Sophie Pécriaux CITY ONE
- Le « Trophée performance RSE » a été décerné à Sophie Pécriaux, présidente-fondatrice de City One pour sa stratégie en matière de responsabilité sociale/sociétale et environnementale (RSE).

Gonzague de Blignières RAISELe jury, sous la présidence de Gonzague de Blignières, président-fondateur de Raise, a voulu récompenser la démarche globale de responsabilité sociétale et de développement durable mise en place au sein de l’entreprise, prouvant ainsi que responsabilité sociale se conjugue parfaitement avec performance financière.

L’entreprise City One est devenue un acteur incontournable des métiers de l’accueil, grâce à une stratégie axée sur l’alliance de l’excellence et du service. Son service-client repose sur une relation de proximité et de transparence, et ce, dans l’objectif d’une démarche de partenariat et d’échange pour réaliser un accueil sur-mesure.

Par conviction, City One s’est engagée depuis sa création dans la lutte contre la discrimination. Cet engagement s’est notamment traduit par l’adhésion au UN Global Compact Program en 2004 et la signature de la Charte de la Diversité en 2006, mais également par un programme d’insertion des jeunes de Roissy, ou les 40% que représentent les salariés masculins.

* * *

A propos du Women Equity Growth Index et du Palmarès Women Equity

L’Index et le Palmarès Women Equity ont été constitués dès 2009 pour disposer d’une meilleure compréhension des performances relatives des PME françaises dirigées par des femmes. L’Index analyse à cette fin les performances comparées de près de 40 000 PME dirigées par des hommes et par des femmes, dont les CA s’établissent entre 4 et 100 M€. Chaque entreprise de l’Index est classée selon un rang obtenu par la moyenne de 5 critères, 3 sur la croissance du chiffre d’affaires (sur un an, sur trois ans et en valeur sur la dernière année), 2 sur la profitabilité (profitabilité brute dernière année et variation de cette dernière sur 3 ans).

De cet Index, est issu le Palmarès Women Equity qui rassemble les 50 meilleures performances des entreprises de croissance dirigées par des femmes parmi de près de 5 000 PME.

Le Palmarès tient compte de cinq critères cumulatifs :

- La croissance du CA sur la dernière année ;
- La croissance moyenne du CA sur les trois dernières années ;
- La croissance en valeur du CA de la dernière année ;
- La profitabilité sur la dernière année ;
- La croissance moyenne de l’EBE sur les trois dernières années.

- A propos de Women Equity

Women Equity est le premier programme européen focalisé sur les PME de croissance dirigées par des femmes. Il a pour objectif d’accompagner financièrement et opérationnellement leurs entreprises, ainsi que d’assurer la promotion de leurs modèles de succès entrepreneuriaux. Disposant d’un bras opérationnel de conseil et d’investissement, il est mis en œuvre pour sa partie sociétale par l’association Women Equity for Growth. Celle-ci mène un programme d’études et de recherches, sous la responsabilité d’un conseil scientifique international, permettant de disposer d’une connaissance poussée de l’univers des PME dirigées par les femmes et d’une compréhension objective des questions de genre dans le domaine économique et travaille à la visibilité des entreprises de croissance performantes et de leurs dirigeantes.

- Sur cette thématique, lire aussi notre dossier : Femme et entrepreneur : se faire accompagner pour pérenniser son projet.

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