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« L’Empire du mail » de Jean Grimaldi d’Esdra (éditions Librinova)

« Au commencement était le mail » semble être la nouvelle règle de fonctionnement des managers. S’il (...)

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Femme et entrepreneur : se faire accompagner pour pérenniser son projet
 

Même si leur proportion est en augmentation, les femmes créatrices d’entreprise se heurtent encore à des obstacles pour mener à bien leur projet. Or toutes les études montrent qu’une créatrice accompagnée par un réseau ou une structure spécialisée augmente ses chances de pérenniser son entreprise.

Entreprendre au féminin :
l’avantage de s’appuyer sur un réseau professionnel

Réseaux féminins d'accompagnement à l'entreprise

Selon les données collectées par l’APCE, 39 % des créatrices d’entreprise ont été accompagnées dans leur projet par des professionnels : soit par des structures dédiées (27%) ou bien par des spécialistes, tels qu’un expert-comptable ou un juriste (12%). Cet accompagnement concerne 28 % des auto-entrepreneuses et 47 % des créatrices d’une entreprise « traditionnelle ». (1)
Même si le pourcentage de projets "accompagnés" est meilleur chez les femmes créatrices que chez les créateurs, il reste des marges de progrès pour que davantage de porteuses de projets puissent bénéficier d’un accompagnement par des professionnels de l’entrepreneuriat (voir en fin d’article la référence au 3ème Baromètre des femmes entrepreneures).

Les réseaux d’accompagnement à l’entrepreneuriat au féminin se sont aussi développés ces dernières années, grâce au soutien de la Caisse des Dépôts. Citons, entre autres, les réseaux Action’elles, Fédération Pionnières, Force Femmes ...
Ces trois réseaux témoigneront à l’occasion d’une conférence parrainée par la Caisse des Dépôts - le mercredi 1er octobre, dans le cadre du Salon Micro-Entreprises - sur le thème :
« Créatrices, faites-vous accompagner ! Les acteurs institutionnels et associatifs mobilisés pour vous accompagner »

Rappelons qu’une étude réalisée fin 2013 par le Bureau international du travail (BIT), en partenariat avec France Stratégie et la Caisse des Dépôts souligne le bien-fondé de l’accompagnement :
77% des entreprises ayant bénéficié d’un accompagnement par un réseau sont toujours en activité trois ans après leur création
, ce qui est nettement supérieur à la moyenne nationale de pérennité à trois ans (66% en 2009 pour les entreprises créées en 2006).

Il reste encore des obstacles à lever sur la voie de l’entrepreneuriat au féminin ...

Si les femmes sont aussi nombreuses que les hommes à déclarer vouloir créer leur entreprise, elles rencontrent encore des difficultés et hésitent plus souvent que leurs homologues masculins à franchir le pas pour des raisons diverses.

Une étude menée par l’Ifop pour le réseau France Active en 2009, faisait ressortir les principaux freins rencontrés par les femmes pour créer leur entreprise, et notamment :

- les difficultés d’accès aux financements ;

- le manque d’information sur les solutions spécifiques dont elles peuvent bénéficier ;

- la « solitude » du créateur d’entreprise : doutes et hésitations ; manque de soutien de l’entourage ; perte de confiance en soi ...

Pour tenter de remédier aux difficultés d’accès à des financements bancaires des créatrices d’entreprise, les pouvoirs publics ont créé un Fonds de garantie public spécifiquement dédié aux femmes, le FGIF (Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes). Ce fonds permet d’augmenter le taux de pérennité des entreprises : 82% des entreprises sont toujours actives au bout de cinq ans pour les créatrices accompagnées par France Active, contre 49% pour l’ensemble des entreprises. Mais ce dispositif reste encore mal connu des créatrices... On estime à 35% à 40% la proportions des femmes qui obtiennent un crédit bancaire pour lancer leur entreprise.

(1) L’APCE a créé un site d’informations pratiques entièrement dédié aux créatrices d’entreprise et porteuses de projet : EllesEntreprennent.fr

Quelques données sur les femmes qui entreprennent

Selon l’APCE, 32 % des créations d’entreprises sont initiées par femmes : 34 % créent des auto-entreprises et 28 % des entreprises « traditionnelles ».

L’APCE évalue à 190 000 le nombre d’entreprises créées par des femmes en 2010, soit 120 000 auto-entreprises et 70 000 entreprises « traditionnelles » (sur un total de 622 000 créations enregistrées cette année-là)

14 % des femmes qui se lancent dans la création d’une entreprise étaient sans activité professionnelle avant la création (contre seulement 7 % des hommes). « Cette catégorie de femmes comporte probablement un grand nombre de femmes au foyer qui tentent de revenir sur le marché du travail par la création d’une entreprise », analyse l’APCE.

- La pratique d’une activité salariée à temps partiel est plus courante chez les femmes que chez les hommes, qu’elles aient créé une entreprise « traditionnelle » (7 % de femmes contre 3 % d’homme) ou une auto-entreprise (18 % contre 8 %).
Cette pratique chez les auto-entrepreneuses peut résulter, selon l’APCE, d’un choix d’exercer une activité salariée à temps partiel pour s’assurer un revenu le temps de lancer l’activité. Toutefois, les résultats de l’enquête laissent supposer qu’un certain nombre de ces femmes ont créé leur autoentreprise dans le but d’assurer un revenu de complément probablement en réponse à une activité salariée à temps partiel le plus souvent subie (62 % de ces autoentrepreneuses).

- Les créatrices d’entreprises « traditionnelles » se lancent dans des projets moins ambitieux que leurs homologues masculins : elles créent moins souvent sous forme de société (53 % contre 64 %), la taille moyenne de leurs entreprises est plus petite (2,3 salariés dans les entreprises en employant contre 2,7), elles ont plus fréquemment de faibles capitaux de départ (38 % ont réuni moins de 4 000 € contre 30 %), leur création se place moins souvent dans une logique de développement (29 % contre 38 %) et elles prévoient moins fréquemment d’accroître leur effectif salarié dans les mois qui suivent l’enquête(53 % contre 41 %).
« Cette différence est en partie imputable aux secteurs d’activité dans lesquels elles créent, mais pas uniquement. En effet, à caractéristiques identiques en termes de capitaux initiaux, de secteurs d’activité ou encore d’objectif de développement les différences entre hommes et femmes persistent », souligne l’APCE.

Une intéressante étude de Réseau Entreprendre auprès des bénéficiaires de ses prêts d’honneur

Réseau Entreprendre a récemment rendu publique une intéressante étude : « Hommes-Femmes, vos stratégies de développement d’entreprise » (*), étude réalisée en partenariat avec Grenoble École de Management et avec le soutien de la Fédération Pionnières(**).

Cette étude a permis de revenir sur plusieurs idées reçues sur l’entrepreneuriat féminin en les expliquant ou en les nuançant :

- "Les femmes sont plus diplômées que les hommes" : VRAI. 72% des femmes sont de niveaux bac+5

- "Les femmes sont plus âgées que les hommes" : VRAI et FAUX. 31% des femmes ont entre 25 et 45 ans (contre 15% des hommes) et 21% des hommes ont entre 55 et 70 ans (contre 7% des femmes)

- "Les femmes entrepreneurs n’ont pas d’enfants" :FAUX.Les femmes ont en moyenne 2 enfants à charge (3,5 pour les hommes)

- "Les femmes sont moins expérimentées" : FAUX. 63% des femmes avaient une expérience avant d’entreprendre

- "Les femmes sont davantage issues d’une lignée entrepreneuriale" : VRAI. Les femmes sont 45,8% à avoir une filiation entrepreneuriale

- "Les femmes ont moins d’intentions de développement" : FAUX. Les femmes ont les mêmes intentions de développement que les hommes.

L’accompagnement, pour assurer le maximum de chances de succès

Les chiffres le prouvent : l’accompagnement a un impact réel sur la pérennité des jeunes entreprises. 90% des lauréats Réseau Entreprendre sont toujours en activité, trois ans après leur démarrage contre moins de 76% en moyenne en France. Ce taux de pérennité chez les femmes semble être légèrement en-dessous de celui des entreprises portées par des hommes mais il reste appréciable : 85% contre 91% pour les hommes.

- Les moyens utilisés pour le développement différent peu que l’on soit homme ou femme : les femmes recherchent plus souvent de nouveaux partenaires, alors que les hommes jouent davantage le rachat d’entreprise :

- Au quotidien, les femmes s’impliquent plus volontiers dans l’opérationnel (45% des femmes contre 36% des hommes), ce qui les conduit à moins déléguer (35% contre 39 pour les hommes) ; celles-ci délèguent notamment moins les fonctions « classiques » de l’entreprise (43 contre 50), y compris les RH (23 contre 29).

- Interrogés sur « les priorités de vie », les répondants citent en priorité autant la pérennité et la croissance de l’entreprise que le développement de son patrimoine, son épanouissement personnel et sa famille ; la création d’emploi, le développement des collaborateurs, mais aussi les loisirs et les engagements sociétaux du dirigeant sont jugés moins importants.

- Tout autant que les hommes, les femmes sont intégrées dans les réseaux tels que Réseau Entreprendre mais également le MEDEF (20%), le CJD (9%) et également l’APM (8%). Pour autant, l’étude fait ressortir que les femmes gèrent leur réseau différemment : tandis que les hommes ont une approche du réseau « don contre don » (les échanges et l’implication ne sont pas nécessairement motivés par la poursuite d’un objectif précis), les femmes seraient tout autant engagées dans le réseau mais de manière plus ciblée, répondant à la poursuite d’un objectif précis. Fédération Pionnières

(*) L’étude de Réseau Entreprendre réalisée fin 2013, comporte un volet qualitatif avec 40 entretiens de chefs d’entreprise, issus de Réseau Entreprendre et de la Fédération Pionnières, choisis par les membres du comité de pilotage de l’étude ; l’entretien s’est fait en face à face ou par téléphone avec un pré-requis : autant d’hommes que de femmes.
Un volet quantitatif a consisté à interroger 813 lauréats de Réseau Entreprendre, en fonction de variables identifiées dans le volet qualitatif et susceptibles d’expliquer le mode de croissance de l’entreprise ; le questionnaire a été administré en ligne, et les résultats analysés avec le logiciel Stata.

(**) Le réseau d’incubateurs et de pépinières Fédération Pionnières, initié par Frédérique Clavel en mars 2005, a lancé en 2009 un Observatoire de l’entrepreneuriat féminin, destiné à faire connaître des initiatives à la fois institutionnelles, privées et scientifiques, au bénéfice de l’entrepreneuriat féminin :
« Cet Observatoire se veut être au plus près du terrain, pour non seulement suivre l’évolution quantitative et qualitative de l’entrepreneuriat féminin, mais également permettre l’échange de bonnes pratiques entre les différents acteurs. »

3ème édition du Baromètre des Caisses d’Epargne sur les femmes entrepreneures

Le 3ème Baromètre des femmes entrepreneures des Caisses d’Epargne, publié le 1er octobre 2014, se focalise cette année sur l’accompagnement.
Ce baromètre a été réalisé à partir d’un sondage
(du 24 juin au 15 juillet) auprès de 360 entrepreneurs femmes et 363 entrepreneurs masculins, ayant créé leur entreprise il y a plus d’un an (ce qui les distingue des porteurs de projets dans la phase de pré-création et donc de recherche d’accompagnement).

Comment perçoivent-il l’accompagnement ?
- Hommes et femmes confondus (48 %), associent l’accompagnement à des personnes – accompagnants – plutôt qu’à un type d’accompagnement (aides financières ou conseils par exemple). 20 % des personnes interrogées n’ont aucune idée de ce qu’est l’accompagnement ou ne l’ont pas perçu comme tel ! Pour 23 % des femmes, les accompagnants sont, d’abord, les CCI ou les chambres des métiers et de l’artisanat.

- 44 % des femmes contre 36 % des hommes estiment avoir été accompagnés pendant la création de leur entreprise. A 77 %, ce sont les experts privés de type banquiers ou experts-comptables qui sont cités par les entrepreneurs estimant avoir bénéficié d’un accompagnement. Viennent ensuite les structures administratives et les collectivités territoriales, dont les CCI et chambres des métiers et de l’artisanat dans 47 % des cas.

- En phase de création, les femmes ont eu davantage recours aux CCI et chambres des métiers et de l’artisanat : elles les ont sollicité à 41 % contre 28 % pour les hommes. Les banquiers sont sollicités par 46 % d’entre elles (contre 33 % chez les hommes). Quant aux réseaux de type associatif, ils ont encore des marges de progrès pour se faire connaître : 7 % pour les femmes et 2 % pour les hommes de l’échantillon les mentionnent.

- 58 % des entrepreneurs interrogés pensaient pouvoir se débrouiller seuls, sans l’aide d’un réseau de type associatif. Seules 12 % des femmes connaissent le FGIF (Fonds de garantie à l’initiative des femmes) et 1,5 % en ont bénéficié ...

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