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« L’Empire du mail » de Jean Grimaldi d’Esdra (éditions Librinova)

« Au commencement était le mail » semble être la nouvelle règle de fonctionnement des managers. S’il (...)

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Entreprendre : un choix de vie !
Portrait de Charles-Henri Duclos, franchisé du réseau Sign-A-Rama
 

Changement de décor pour Charles-Henri Duclos, 34 ans : il est passé des confortables bureaux du groupe RH Michael Page dans le quartier d’affaires de La Défense au comptoir d’une PME de signalétique sur une artère commerciale du 15ème arrondissement de Paris. La différence ? Aujourd’hui, c’est lui le boss ! La concrétisation de son rêve, devenir son propre patron. Un vrai choix de vie. Qui demande du caractère, un tempérament de fonceur, de l’optimisme à tout crin . Des sacrifices aussi , et surtout le soutien de son entourage.
Charles-Henri Duclos a opté pour la formule de la franchise : il a intégré le réseau d’origine américaine Sign-A-Rama spécialisé dans la signalétique commerciale. Témoignage.

Crédit photos : Photos S. Roudeix pour L’Express

Charles-Henri Duclos et ses collaborateursCharles-Henri Duclos (3ème en partant de la gauche) et ses trois collaborateurs de l’agence parisienne Sign-A-Rama qu’il dirige.
Photo S. Roudeix pour L’EXPRESS.

Changement radical pour cet ex-cadre de Michael Page. Hier, il s’entretenait avec des DRH de grands groupes ; aujourd’hui ses clients sont des commerçants et des PME. Charles-Henri Duclos dirige une agence Sign A Rama dans le quartier de la Motte-Piquet à Paris, une enseigne qui commercialise des supports de communication visuelle auprès des PME et des TPE. Un vrai choix de vie pour ce cadre d’origine lyonnaise qui souhaitait depuis longtemps devenir son propre patron.

Après des études commerciales à l’ESDES, et un stage dans un grand hôtel en Angleterre, Charles-Henri Duclos travaille pour différentes entreprises dans le secteur RH. Sans pour autant renoncer à son projet de créer sa boîte. Il s’intéresse d’abord au secteur de la restauration. Mais la mise de fonds initiale pour se lancer est trop importante. Il se rend trois fois au salon Franchise Expo Paris, avant de découvrir, en mars 2008, un peu par hasard au détour d’une allée, l’enseigne d’origine américaine Sign A Rama et ses masterfranchisés, Olivier et Rouba Fossat : « Tout de suite le courant est passé entre nous », explique-t-il. Le concept m’a paru novateur, avec un fort potentiel de développement ». Il y voit aussi l’opportunité de valoriser son experience dans les relations commerciales "BtoB" (business to business).

En pleine tourmente financière internationale, et malgré les préventions de ses amis ("tu es fou de te lancer en pleine crise !") Charles-Henri Duclos se jette dans l’aventure. Après un temps nécessaire de formation aux méthodes de la franchise, il trouve en octobre 2008 un local sur une artère commerciale du 15ème arrodissement (grâce à l’appui du franchiseur), puis il convainct sa banque de lui accorder un crédit et crée sa SARL à la fin de l’année. Après les travaux d’aménagement du local et l’installation de l’équipement spécial de production graphique, il peut enfin ouvrir son agence en février 2009. Un investissement total de 150 000 euros.

Pour constituer sa clientèle, Charles-Henri Duclos qui a l’enthousiasme contagieux du bon vendeur, a démarché près de 800 TPE et commerçants, à commencer par ceux de son quartier. Il est allé jusqu’à vendre des caliquots à ... des syndicalistes qui allaient manifester contre la réforme des retraites !
Résultat : il a déjà créé trois emplois en plus du sien et envisage une quatrième embauche. En 2010, pour son deuxième exercice, il a augmenté son CA de 63% ! Et l’année 2011 a démarré plus fort que prévu, se réjouit-il.

« La franchise c’est comme un chemin de fer ... »

Pourquoi le choix de la franchise plutôt que d’avoir créé sa boîte en solo ? Pour bénéficier du savoir-faire éprouvé, de méthodes et du soutien d’un réseau leader dans la communication visuelle, présent dans le monde entier ( 900 magasins répartis dans 50 pays, dont une vingtaine d’agences en France). « La franchise c’est comme un chemin de fer, argumente Charles-Henri Duclos ; le franchiseur fournit les rails et chaque franchisé conduit sa propre locomotive ! »
Il apprécie l’indépendance laissée au franchisé dans la gestion de son agence, ce qui n’exclut pas la faculté de faire appel aux conseils du réseau chaque fois que nécessaire (par exemple pour trouver un prestataire spécialisé) et de bénéficier de l’expérience des autres franchisés.

Et puis, il croit beaucoup au potentiel de développemnt de l’enseigne en France :« J’ai bon espoir que Sign-A-Rama soit bientôt aussi connnu dans la signalétique d’entreprise qu’Adecco dans le travail temporaire ! »

« C’est moi qui décide ! »

Ne regrette-t-il pas le "confort" d’un grand groupe ? Pas vraiment : « désormais c’est moi qui décide et cela va plus vite que dans une grosse boîte ! »

Charles-Henri Duclos peut compter sur le soutien de sa femme, graphiste de métier qui lui apporte de précieux conseils. Ainsi que sur son père, lui aussi associé dans la société.« La moitié des franchisés du réseau travaillent en couple. »

Il reconnaît qu’il faut de l’humilité pour passer d’un métier de cadre dans un grand groupe au "porte à porte" pour aller chercher des clients. Mais la satisfaction de maîtriser ce que l’on fait et de voir immédiatement le résultat de son travail, est la récompense.

Ce qui n’exclut pas les sacrifices : lorsqu’on se lance, il faut accepter de voir sa rémunération baisser les premières années. Entreprendre, c’est aussi investir pour le futur. Mieux vaut donc prévoir un bon volant de trésorerie au démarrage : tabler sur neuf mois d’avance de CA paraît prudent à ses yeux (ce qu’il avait sous-estimé, avoue-t-il aujourd’hui).
Ce père de deux jeunes enfants, est heureux dans son job et apprécie son autonomie. Il a réussi a bien s’organiser : « l’agence ne ferme pas en août, mais je parviens à prendre quelques jours de vacances pour profiter de ma famille. »

Jacques Gautrand

- Plus d’infos sur la franchise avec le numéro spécial "Fanchise 2011" de L’EXPRESS

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