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Perspectives
Créer son entreprise après 50 ans...
Une étude TMO régions - APCE - CER France
 

La France détient le record des pays de l’OCDE pour le plus faible pourcentage de personnes en activité après 55 ans (35%).
Cette situation est doublement catastrophique. C’est un déficit de production de richesse nationale qui explique que la France soit passée, en vingt-cinq ans, de la 6ème à la 18ème place dans le monde en terme de PIB/habitant...
Ensuite, il s’agit d’un énorme gâchis de talents, de compétences, et d’expérience accumulée qui restent inutilisés.

La voie de la création/ reprise d’entreprises par les plus de cinquante ans est donc hautement salutaire. Elle doit être fortement encouragée, facilitée, y compris sur le plan fiscal (également en aménageant les conditions d’assurances qui se durcissent avec l’âge !)
C’est pourquoi l’étude TMO - APCE - CER France, publiée à l’occasion du Salon des Entrepreneurs 2009, est la bienvenue. Cette étude, quantitative et qualitative (à partir d’interviews) est une première.
Elle montre que la majorité des créateurs de plus de 50 ans ne se mettent pas à leur compte "faute de mieux", mais qu’il s’agit d’un choix raisonné, source d’épanouissement et de réalisation personnelle. C’est pour ces créateurs l’amorce d’une "deuxième vie" qui leur permet d’exprimer leur énergie et leurs talents.
Un bénéfice pour ces créateurs, pour leur entourage, et pour la société toute entière.
J.G.

Entreprendre à 50 ans… le choix d’une 2ème vie !

Plus de 50 000 créateurs d’entreprise ont 50 ans ou plus ( sur un total de 327 000 créations d’entreprises enregistrées en 2008).

Les plus de 50 ans représentent 16% des créateurs d’entreprise. Et si l’on en croit la dernière enquête de l’IFOP pour l’ACFCI, 2,5 millions de seniors envisagent de les suivre dans cette formidable aventure !

Qui sont ces nouveaux "seniors entrepreneurs" ?

- De « jeunes » seniors : 81% d’entre eux ont moins de 60 ans !

- Des créateurs volontaires et non contraints : contrairement aux idées reçues, seuls 34 % des créateurs de plus de 50 ans sont à l’origine demandeurs d’emploi, et même dans ce cas, ils n’ont pas vécu la création d’entreprise comme une obligation ou la seule issue possible.
Seuls 8% des 50 000 créateurs seniors estiment avoir vécu la création comme une contrainte.

- Des créateurs « accros » : ils sont 20% dans ce cas, à avoir déjà créé dans le passé, et à récidiver après 50 ans. Et plus de la moitié d’entre eux en sont au moins à leur 3ème création d’entreprise.

- Quelle est leur principale motivation pour créer encore et toujours ?
Le goût d’entreprendre pour 41% d’entre eux.
Seuls 22% veulent échapper au chômage ou à l’inactivité, et 5% uniquement sont motivés par des gains financiers.

Un « élément déclencheur »

Si la grande majorité des séniors ne créent pas dans la contrainte, il ne s’agit pas non plus d’un acte spontané. En effet, pour la plupart des dirigeants séniors anciens demandeurs d’emploi ou salariés, la création est intervenue après un événement déclencheur : changement professionnel ou situation professionnelle peu satisfaisante par exemple. Le plus souvent, cet élément incitatif les pousse ainsi à concrétiser une idée ou un projet qu’ils avaient en tête depuis des années.

- Des créateurs motivés : 23% des nouveaux dirigeants séniors ont choisi de quitter leur emploi de salarié à 50 ans et plus pour se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise, le plus fréquemment dans un secteur d’activité où ils ont déjà une expérience professionnelle (69%).

Et même si parfois la création vient en réaction à une situation difficile, elle est considérée comme moins risquée que le chômage, et comme une solution concrète et pérenne pour assurer son propre emploi.

Cette motivation se retrouvent chez la plupart des créateurs séniors ; peu d’entre d’eux souhaitent créer pour se développer (seuls 14% emploient des salariés au démarrage de l’activité), alors que 63% créent pour assurer leur emploi : ils en sont d’autant plus motivés.

Objectif N°1 des seniors créateurs : transmettre leurs compétences !

Faire bénéficier des personnes plus jeunes de leur expérience et de leurs compétences : les 50 ans et plus désireux de créer leur entreprise plébiscitent à 34% cet objectif, et placent ainsi la transmission des savoirs et des compétences au premier plan de leurs motivations.

- Ils souhaitent aussi se donner de nouvelles ambitions (12%), changer de vie (10%), réaliser un rêve (8%), et avoir plus de liberté et d’indépendance (7%)...

Leurs motivations profondes :

Au-delà de la volonté d’assurer leur emploi, les créateurs seniors témoignent de motivations psychologiques, qui leur ont permis de sauter le pas de la création d’entreprise :

- La volonté d’entreprendre, d’être son propre patron, et le désir d’être indépendant, autonome.

- La volonté de rester actif, de démontrer ses compétences. Ils ne sont pas obligés de créer par besoin financier, mais souhaitent avant tout conserver une activité.

- La reconnaissance de l’entourage.

Les créateurs séniors sont unanimes : la cinquantaine est le moment idéal pour créer son entreprise ! Non seulement d’un point de vue personnel, car la plupart du temps à 50 ans, les contraintes familiales sont moindres (plus d’enfants à charge), les crédits sont remboursés et les créateurs propriétaires de leurs logements.

Mais aussi d’un point de vue professionnel : les seniors ont atteint une certaine maturité dans leur parcours, ils savent ce qu’ils valent, quelles sont leurs compétences ; leurs acquis et expériences leur permettent de se sentir plus en confiance, plus crédibles en tant que chef d’entreprise.

Aucun regret !

Si beaucoup des chefs d’entreprise interrogés connaissent des difficultés ou ressentent des insatisfactions (niveau de revenu, congés, …), la plupart d’entre eux n’ont aucun regret.

La création leur a, en effet, permis :

- d’atteindre leurs objectifs en termes d’autonomie, d’indépendance et de responsabilité ;
- de créer leur activité, de rester actif.

Un risque raisonné.

La création d’entreprise constitue pour les plus de 50 ans une prise de risque raisonnée et réfléchie : elle leur permet de faire face à une situation et à un contexte parfois difficiles, de manière positive et volontaire.

Un vivier de seniors entrepreneurs en puissance...

Selon le baromètre IFOP-ACFCI, l’envie de créer des Français est aujourd’hui encore plus forte : ils étaient 21% en 2007, 29% en 2008 et sont désormais 31% en 2009 !

Quant aux seniors, ils sont 12% à envisager de se lancer dans l’aventure… et ce chiffre grimpe à 18% pour la tranche des 50-64 ans !

Concrètement, cela traduit un vivier potentiel de 2,5 millions de créateurs de 50 ans et plus en France :

- 38% d’entre eux ont un projet précis
- 63% pensent passer à l’acte dans les 2 ans (contre 34% sur l’ensemble des personnes interrogées)

VERBATIM

Extraits de témoignages recueillis à l’occasion de l’enquête TMO Régions - APCE - CER France auprès de créateurs-repreneurs seniors (entreprise de moins de trois ans) :

- « J’avais l’impression de ne faire que bosser, de ne plus vivre, d’en prendre plein la figure et de ne pas avoir de satisfaction alors que je donnais beaucoup. Je me suis dit bon je ne vis plus, et c’est comme ça que j’ai négocié un départ […]. Je pense qu’avoir une petite boîte aujourd’hui c’est un choix de vie ». « La société dans laquelle je travaillais ne marchait pas très bien. Je savais que pour rester il aurait fallu à un moment ou un autre que j’accepte un poste sur Paris, et c’était une idée qui ne me plaisait pas du tout. Donc j’ai décidé de négocier mon départ et de prendre le risque de créer mon emploi. »

- « Je ne me sentais pas mûr pour arrêter de travailler et végéter. C’est pour ça que d’emblée je me suis attaqué à monter un dossier, à voir si c’était viable. C’était le meilleur moyen de me prendre en main et d’aller de l’avant. De ne plus compter sur personne. »

- « L’entourage : ça a été un soutien moral essentiellement. Je n’y serais pas allé si je n’avais pas eu la certitude que mon épouse en particulier me soutenait. »

- « L’âge : c’est un atout. Dix ou quinze ans auparavant j’aurais été moins performant. J’ai acquis des compétences en management, négociation commerciale. Des atouts qui m’ont bien servis. »

- « Le plus déterminant, c’est être mon propre chef et être complètement maître de ce que je fais et de là où j’ai envie d’aller. Je ne regrette pas. C’est une superbe expérience. J’ai vraiment ce sentiment que je maîtrise tout. Que c’est moi qui suis seule dans mon bateau, je suis vraiment maître à bord. Ca n’a pas de prix, c’est un luxe. »

- « Je pense que même si c’est aléatoire et difficile, et que c’est une prise de risque importante, c’est quand même l’occasion de réaliser… créer son entreprise c’est plonger dans le réel. On développe des compétences. »

- « Le plus déterminant c’est quand même l’autonomie. Je travaille seul, je décide et j’assume : la liberté ! »

SOURCES :

- Enquête IFOP / ACFCI « les seniors et la création d’entreprise » : enquête réalisée auprès de 2 échantillons de 433 et de 427 personnes âgées de 50 ans et plus, extraits de 2 échantillons représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, réalisée du 11 au 19 décembre 2008.

- Enquête SINE génération 2006 / INSEE (2006) : enquête quantitative réalisée auprès d’un échantillon de 56 000 entreprises créées ou reprises durant le premier semestre 2006.

- Etude TMO régions / APCE / CER FRANCE « La création d’entreprise par les seniors » (2008) : enquête qualitative réalisée auprès de 25 créateurs/repreneurs d’entreprises âgées de 1 à 3 ans.

* Plus d’infos sur le site de l’APCE

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