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SECTEUR
Commerce coopératif :
les commerçants associés récoltent les fruits du « capital patient »
<(en photo : Éric Plat, président d’Atol et de la FCA)
 

Les 94 groupements coopératifs de commerçants associés ont enregistré une croissance de leur activité en 2015 trois fois supérieure à celle du commerce de détail, selon les derniers chiffres publiés par leur fédération, la FCA (1). Leurs 44 941 points de vente ont totalisé en 2015 un chiffre d’affaires global de 146,9 milliards d’euros (3,4 milliards de plus qu’en 2014, année où leur CA n’avait progressé que de 1% ). Ce montant représente 30,5% du commerce de détail en France et 7% du PIB du pays, soit autant que les CA de l’industrie automobile et aéronautique cumulés. Notons que dans ce chiffre d’affaires global du commerce coopératif et associé, les ventes de produits alimentaires représentent quelque 100 milliards d’euros, via des enseignes "poids lourds" : Leclerc, Intermarché, Système U...

Depuis douze ans, les réseaux de commerce coopératif progressent à un rythme plus soutenu que le marché du commerce de détail.

Pour Éric Plat, PDG d’Atol (optique) et président de la FCA : « Le commerce coopératif et associé est un amortisseurs de crise et un accélérateur de croissance. » Ses bonnes performances sont dues au modèle économique coopératif qui a fait ses preuves depuis plus de cent ans et qui sait se renouveler en s’appuyant, souligne-t-il, sur trois piliers : un « capital patient » (réinvesti par les coopérateurs dans leur point de vente), « un capital humain et un capital image ». La réussite et la pérennité du modèle coopératif tiennent, selon à la FCA, à la combinaison d’un fort engagement des entrepreneurs associés au sein de leurs groupements, de leur ancrage territorial et de leur capacité d’adaptation : « Notre modèle est un atout pour l’économie du pays et un vecteur de progrès social. »

Le président de la FCA pourrait réciter le poème de Paul Valéry : « Patience dans l’azur (...) est la chance de fruits murs ... »

Au fondement du commerce associé, des entrepreneurs indépendants qui s’associent dans des groupements volontaires, dans le but de mutualiser des moyens (centrale d’achat, financements), des idées et des savoir-faire. 178 enseignes nationales, opérant dans plus de 30 secteurs d’activité, fonctionnent selon ce modèle. Dans leur grande majorité, ces groupements sont organisés sous forme coopérative.
Chaque commerçant, actionnaire du groupement, participe à sa gouvernance et à sa stratégie, selon le principe « un homme une voix ». Propriétaires de leurs affaires et de leur réseau/enseigne, ils en sont les acteurs et les décideurs.

« Un capitalisme patient et solidaire » ...

« Le commerce coopératif et associé représente un capitalisme patient et solidaire où les intérêts individuels et collectifs sont communs », souligne Éric Plat. Ainsi, « les fonds d’investissements n’ont pas droit de cité au capital de ces groupements qui appartiennent aux commerçants : en effet, la valeur n’est pas créée au niveau de la tête de réseau, mais dans chaque point de vente des coopérateurs ; le capital social n’est ni rémunéré ni revalorisé. » Source : FCA 2016

Ancrage territorial

79% des 44 941 points de ventes des groupements sont implantés dans des villes de moins de 90 000 habitants.

En 2015, 6 860 emplois « non délocalisables » ont été créés en France par ces réseaux de commerçants associés (sur un total de 541 169 emplois). « Acteurs de proximité, les 32 430 entrepreneurs des groupements, par leur implication locale, jouent un rôle primordial dans l’économie réelle : leurs commerces, nouveaux et existants, participent au rayonnement tant économique que social de ces villes, en contribuant à leur dynamisme et à leur attractivité. », souligne Éric Plat.

Le secteur du commerce coopératif et associé continue de s’agrandir : 1 929 nouveaux entrepreneurs l’ont rejoint en 2015. Compte tenu des entrées et sorties au sein des réseaux, le secteur affiche un solde positif net de 1 071 points de vente supplémentaires, qui se sont ajoutés aux 43 870 existants sur cette même période.

Des anticipations de croissance

Les deux-tiers des commerçants coopérateurs prévoient une progression de leur activité en 2016. Et les groupements devraient s’enrichir de 2000 nouveaux points de vente cette année.

Les groupements sont des sociétés de moyens tournées exclusivement vers le développement et la pérennité de l’activité de leurs associés. « En facilitant l’accès à l’entrepreneuriat et en accompagnant les adhérents, le groupement optimise les chances de réussite de chaque projet individuel : le taux de survie à trois ans d’une entreprise du commerce coopératif et associé est de 95% en moyenne, alors qu’un commerce de détail n’a que 61% de chance de survivre à ses trois premières années d’existence. »

Si l’âge moyen à l’installation est de 37 ans, les coopérateurs des 94 groupements ont en moyenne 51 ans (40% sont actifs dans le commerce associé depuis plus de 20 ans). La transmission des points de vente - soit à la famille soit à d’autres coopérateurs ou à des salariés du réseau - est un enjeu capital. Pyramide des âges oblige, 5 855 points de vente des différentes enseignes (soit 13% du parc total) seront à reprendre dans les cinq ans qui viennent.
Avis aux amateurs !

RADIOSCOPIE DU COMMERCE COOPÉRATIF ET ASSOCIÉ EN 2015

Source : FCA 2016 source des graphiques : FCA 2016

- (1) La Fédération du commerce coopératif et associé (FCA) représente les 94 groupements de commerçants associés, notamment auprès des pouvoirs publics et des leaders d’opinion ; la fédération conseille ses adhérents et développe les échanges d’expériences inter-groupements.

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